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Full text of "Compte rendu de la séance publique annuelle de l'Académie de pharmacie tenue à la Faculté de pharmacie de Paris le 9 janvier 1957"

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COMPTE RENDU 

DE LA 

SÉANCE PUBLIQUE ANNUELLE 

DE 

L’ACADÉMIE DE PHARMACIE 

TENUE 

A LA FACULTÉ DE PHARMACIE DE PARIS 
Le 9 Janvier 1957 



LONS-LE-SAUNIER 

MAURICE DECLUME, IMPRIMEUR 

1957 











COMPTE RENDU 


DELA 

SÉANCE PUBLIQUE ANNUELLE 

DE 


L ACADÉMIE DE PHARMACIE 






J.<éO^Ï 


COMPTE RENDU 

DE LA 

SÉANCE PUBLIQUE ANNUELLE 

DE 

L’ACADÉMIE DE PHARMACIE 

TENUE 

A LA FACULTÉ DE PHARMACIE DE PARIS 

Le 9 Janvier 1957 



LONS LE-SAUNiER 

MAURICE DECLUME, IMPRIMEUR 


1957 





LISTE DES MEMBRES 
de l’Académie de Pharmacie 

au 1" janvier 1957 (1). 


MEMBRES RÉSIDANTS 60. 



■Mai 1933 

Juillet 1933 

Mai 1934 

Juillet' 1934 

Juillet 1936 

Avril 1937 

Avril 1938 

Mai 1938 

Mai 1940 

Octobre 1940 

Avril 1941 

Juin 1941 

Mai 1942 

Juillet 1942 

Juin 1943 

Janvier 1944 

Juillet 1944 

Novembre 1944 

Janvier 1945 


MM. 


Noms et adresses. 


Viïlluz (L.), Dr Sc., PM, PHV, 18, rue Pierre-Curie, (V e ). 
Tabart (E.), 63, rue Denis-Gogue, Clamart (Seine). 

Charonnat, (R.), PFP, MAM, PH, 47, quai de la Tournelle, (V e ). 
Cuny (L.), D r Sc., 54, faubourg Saint-Honoré, (VIII e ). 

Lenoir (H.), D r Ph., 2, rue Emile-Zola, Saint-Ouen (Seine). 
Souèges (R.), Membre de l’Institut, D r Sc., PA, 29 ter, rue de 
Saint-Quentin, Nogent-sur-Marne (Seine). 

Debucquet (L.), PM, PHV, 34, avenue de Provence, 

Antony (Seine). 

Prevet (F.), D r Sc., D r Ph., 48, rue des Petites-Ecuries, (X e ). 
Cheymol (J.), PFM, PH, Hôpital Tenon,- 
4, rue de la Chine, (XX e ). 

Nepveux (F.). D r Ph., 14. place Denfert-Rochereau, (XIV e ). 
Janot (M.-M.), PFP, MAM, 5, rue Michelet, (VI e ). 

Julien (L.), D r Ph., 105, rue de Rennes, (VI e ). 

Guillot (M.), PFP, PH, 191, Avenue du Maine, (XIV e ). 
Guerbet (A.). 99, boulevard Péreire, (XVII e ). 

Schuster (G.), D r Pli., 3, avenue de la République, 

Villejuif (Seine). 

Valette (G.), PFP, PH, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ). 
Gautier (J. A.), PFP, PA, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ). 
Auroùsseau (L.), 8, rue Théodule-Ribot, (XVII e ). 

Gesteau (P.), D' Sc., 1, rue Bosio, (XVI e ). 


(1) Abréviations : MAM, Membre de l’Académie nationale de Médecine ; MCAM. 
Membre correspondant de l’Académie de Médecine : MFP, Maître de Conférences 
à la Faculté de Pharmacie ; MCEMP, Maître de Conférences à l’Ecole de Mé¬ 
decine et de Pharmacie ; PA, Pharmacien des Asiles de la Seine ; PCF, Pro¬ 
fesseur au Collège de France ; PFM, Professeur à la Faculté de Médecine ; PFP, 
Professeur à la Faculté de Pharmacie ; PH, Pharmacien des Hôpitaux ; PM, 
Pharmacien militaire ; PAV et PHV, Professeur agrégé et Professeur honoraire 
au Val-de-Grâce : PU, Professeur à l’Université ; PFMP, Professeur à la Faculté 
de Médecine et de Pharmacie ; PCAM, Professeur au Conservatoire des Arts et 
Métiers : PEMP, Professeur à l’Ecole de Médecine et de Pharmacie ; PIHE, 
Professeur à l’Institut des Hautes-Etudes ; PJ1HN, Professeur au Muséum d’His- 
foirç Naturelle : PFCMP, Professeur à la Faculté catholique de Médecine et de 
Pharmacie ; PCM, Pharmacien Chimiste de la Marine ; PTC, Pharmacien des 
Troupes Coloniales ; Dr Sc.. Docteur ès Sciences ; D ! Ph., Docteur en Pharma¬ 
cie ; Dr M., Docteur en Médecine ; D.E.H.Ë., Directeur à l’Ecole pratique des 
Hautes-Etudes. 





— 6 — 


Juin 1945 

Juillet 1945 
Novembre 1945 
Janvier 1946 

Juin 1946 

Novembre 1946 
Juin 1947 

Octobre 1947 
Octobre 1947 
Avril 1948 

Juin 1948 

Juillet 1948 
Septembre 1948 
Mai 1949 

Juillet 1949 

Mars 1950 

Mai 1950 

Juillet 1950 
Décembre 1950 

Avril 1951 

Juin 1951 

Juillet 1951 
Octobre 1951 
Novembre 1951 
Décembre 1951 

Avril 1952 

Juillet 1952 
Novembre 1952 

Mars 1953 

Mai 1953 

Juillet 1953 
Mai 1954 

Octobre 1954 

Mai 1955 

Octobre 1955 
Décembre 1955 
Juillet 1956 
Octobre 1956 


Noms et adresses. 


Griffon (H.), PAV, Directeur du Laboratoire de Toxicologie, 
2, place Mazas, (XII e ). 

Vaille (Ch.), D 1 Ph., 69, boulevard Beauséjour, (XVI e ). 1:1 
Courtois (J. E,), PFP, PH, 1, rue Chardon-Lagache (XVI e ). 
Jahrousse (J.), D r Sc., 24,' rue du Commandant-Jean-Duhail, 
Fontenay-sous-Bois (Seine). 

Paris (R.), PFP, 16, rue Paul-Appell, (XIV e ). 

Joffard (R.), D 1 ' Ph., 18, place d’Italie, (XIII e ). 

Poulenc (P.), D r Sc., 28, avenue d’Eylau, (XVI e ). 

Raoul (Y.), PFP, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ). 

Finelle (E.), PTC , 7, rue Léon-Vaudoyer, (VII e ). 

Harlay (V.), PH, Hôpital Boucicaut, 78, rue de la Convention, 
.(XV e ). 

Arnai. (F.), Président honoraire du GNOP, 4, avenue Ruysdaël, 
(VIII e ). 

Domange (I. ), PFP, 9, rue du Château, Bourg-la-Reine (Seine). 
Deschiens (E.), Dr Pli., 2, avenue Hoche, (VIII e ). 

Truhmit (R.), PFP, 1>A, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ). 
I.achaux (M.), D r Ph., 5, avenue de la Belle Gabrielle, Fon¬ 
tenay-sous-Bois (Seine). 

Qu evauvili.br CA.), MFP, 2, rue du L‘ C 1 Déport, (XVI e ). 
Vigneron (M.), 34, quai de Béthune, (IV e ). 

Delaville (M.), DEHE,,9, boulevard Malesherbes, (VIII e ). 
Rolland (P.), Dr M:, 43, avenue de la République, Bourgda- 
ReiVie (Seine). 

Péronnet (M.), PV, 116, avenue J.-d’Estienne-d’Orves, Join- 
ville-le-Pont (Seine). 

David (I,.), 49, rue de Bitche, Courbevoie (Seine). 

Morette (A.), PFP, 148, boulevard du Montparnasse, (XIV e ). 
Lagarce (F.), D’ Ph., 13, place de la Nation, (XI e ). 

Lambin (M" e S.), PFP, 15rrue Saussier-Leroÿ, (XVII e ). 
Chaigneau (M.), D' Pli., 14, avenue Jacques-Jézéquel, Vanves 
(Seine). 

Mestre (R.), D' M., D e Ph., 18, rue de Tilsitt, (XVII e ). ■ 
Dillemânn (G.), MCEMP, 42, rue Henri Barbusse, (V e ). 
Desbordes (J.), D r Ph., 34 bis, rue de Longchamp, Neuilly - 
sur-Seine (Seine). 

I.eprestrf. (L.), Dr Ph-, 12, rue de Strasbourg, (X e ). rÿ# ‘ 
Cavier (R.), PFP, PA, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ). 
Choay (M.), 48, avenue Théophile-Gautier, (XVI e ). 

Crêté (P.), PF’P, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ). 
Jequier (R.). D' 1 Ph., 84, avenue de Marinville, Saint-Maur 
(Seine). 

Piette (M.), MFP, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ). 

Reusse (J.), Dr Ph., 48, rue des Petites-Ecuries, (X e ). 

Kerny' (M.), PM, 14, boulevard Saint-Germain, (V e ). 

Fabre (A.), D' Sc., 4, rue Richer, (IX e ). 

Moreau (R.), PFP, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ). 



MEMBRES HONORAIRES. 


1904 1931 

1904 1931 

1909 1935 

1911 1937 

1913 1938 

1914 1939 

1914 1939 

1920 1945 

1920 1945 

1920 1945 

1921 1946 


1946 

1946 

1948 

1948 

1948 

1950 

1950 

1951 
1951 

1951 

1952 
1952 
1954 


1930 1955 

'930 1955 

'931 1956 

'931 1956 

'931 . 1956 


MM. 

Hérissey (H.), PFP, PH, MAM, 41, boulevard Raspail, (VII'). 
Dumesnil (E.), D r Ph., 10, rue du Plâtre, (IV e ). 

Guillaumin (A.), D r Ph., 13, rue du Cherche-Midi, (VI'). 

Delépine (M.). Membre de l’Institut, PCF, PH, MAM, 10 bis, bou¬ 
levard de Port-Royal, (V e ). 

André (E.), PH, 3, avenue Lycée-Lakanal, Bourg-la-Reine (Seinel. 
Bernier (R.), D r Ph., 11, rue Mansart, (IX e ). 

Lebeau (P.), Membre de l’Institut, PFP, 9, avenue de Verrières, 
Massy (Seine-et-Oise). 

Lantenois (MO, Dr Ph., 12, rue Alexis-Durand, Fontainebleau 
(Seine-et-Marne). 

Fabre fR.), Membre de l’Institut, PFP, PH, MAM, Hôpital Necker, 
149, rue de Sèvres, (XV e ). 

Radais (M.), PFP, MAM, 12, avenue de l’Observatoire, (VI e ). 
Buisson (A.), Membre de l’Académie Française, Secrétaire Per¬ 
pétuel de l’Académie des Sciences morales et politiques, 105, 
avenue Henri-Martin, (XVI e ). 

Pénau (H.), D r Sc., 116, boulevard Raspail, (VI e ). 

Fleury (P.), PFP, PA, MAM, 9, boulevard Diderot (XII-). 

Bouvet (M.), D' Ph., 4, rue Thénard, (V e ). 

Picon (M.), PFP, PH, Hôpital Laënnec, 42, rue de Sèvres (VII e ). 
Bailly (O.), D r Sc., 134, boulevard Saint-Germain (VI e ). 

Weitz (R.), D r M., 93, boulevard Saint-Germain, (VI e ). 

Grioaut (A.), D r M., 43. rue du Colisée, (VIII e ). 

Aubry (A.), D r Ph.. 23, rue des Blagis, Bourg-la-Reine (Seine). 
Mascré (M.), PFP, PH, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ). 

Lecoq (R.), D r Sc., D r Ph., 8, Place de l’Odéon, (VI e ). 

Launoy (L.), PFP, MAM, 28, Cours Albert 1", (VIII e ). 

Martin (F.), D r Ph., 6, place Denfert-Rochereau, (XIV e ). 

Liot (A.), D r Ph., Pharmacie Centrale de France, 379, avenue 
Wilson, La Plaine-Saint-Denis (Seine). 

Hazard (R.), PFM, MAM, PH, Hôtel-Dieu, Parvis Notre-Dame, 
. (IV e ). 

Lohmand (C.), 67, boulevard des Invalides, (VII"). 

Boinot (G.), D r Ph., 52, rue La Bruyère, (IX e ). 

Bedel (C.), PFP, 3, Grande Rue, Montrouge (Seine). 

Delaby (R.), PFP, MAM, 22, boulevard Saint-Michel, (VI e ). 


mtks MEMBRES ASSOCIÉS — 10. 

MM. 

1935 Bertrand (G0, Membre de l’Institut et de l’Académie de Médecine, 61, 
boulevard des Invalides, (VII e ). 

1937 Dufraisse (CO, Membre de l’Institut. PCF, 50, boulevard de l’Hôpital, 
(XIII e ). •" 

1947 Binet (LO, Membre de l’Institut et de l’Académie de Médecine, 83, bou¬ 
levard Saint-Germain, (VI e ). 

1947 B mi n eau (PO, 17, rue de Berri, (VIII e ). 

•947 TréfoueL (J.), Membre de l’Institut et de l’Académie de Médecine, 28, 
rue du Docteur-Roux, (XV e ). 

1947 Urbain (AO, Membre de l’Académie de Médecine, 57, rue Cuvier, (V e ). 

1948 Baudouin (A.), Secrétaire perpétuel de l’Académie de Médecine, 44, bou¬ 

levard Raspail (VII e ). 

1948 Donzelot (PO, Directeur général au Ministère de l’Education Nationale, 
31, vue de Bellecliasse, (VII e ). 

1948 Boche (.10, 'Membre de l’Académie de Médecine, PCF, place Marcellin- 
Berthelot (V e ). 

1950 Courrier (RO, Membre de l’Institut, Secrétaire perpétuel de l’Acadé¬ 
mie des Sciences, Membre de l’Académie de Médecine. PCF, place 
Marcellin-Berthelot (V e ). 



MEMBRES CORRESPONDANTS NATIONAUX — 120. 


MM. 

Angibeau (M.), D r M., 2, place du Ma- 
réchal-Foch, Saintes (Charente-Mari¬ 
time), 1945. 

Balansard (J.), PFMP, PH, 36, rue de 
la Bibliothèque, Marseille (Bouches- 
du-Rhône), 1951. 

BalÂtre (P.), PFMP, Lille (Nord), 1946. 

Beauvisage (L.), D r Ph., D r Sc., 27, 
boulevard de Courtais, Montluçon 
(Allier), 1923. - 

Bezanger-Beauquesne (M™ 0 L.), PFMP, 
rue Courtois, Lille (Nord), 1956. 

Blanc (P.), PFMP, PH, Toulouse (Hau¬ 
te-Garonne), 1945. 

Blanquet (M™ L.), PFMP, Clermont- 
Ferrand (Puy-de-Dôme). 1947. 

Bogros (J.), 7, rue Blatin, Clermont- 
Ferrand (Puy-de-Dôme), 1955. 

Bonvalet (M.), PEMP, 123, place Beau- 
voisine, Rouen (Seine-Inférieure), 
1947. 

Bouillot (J.),, PEMP, 121, rue de la 
Convention (XV'), Paris, 1939. 

Bourgeois (L.), D r Ph., 4, rue de la 
République, Orléans (Loiret), 1945. 

Bridon (E.), D r Ph., 27, rue Victor- 
Hugo, Mâcon (Saône-et-Loire), 1931. 

Brustier (V.), PFMP, Toulouse (Haute- 
Garonne), 1945. 

Camboulives (P.), D r Ph., rue Timbal, 
Albi (Tarn), 1914. 

Canals (E.), MCAM, PFP, Montpellier 
(Hérault), 1928. 

Castagnou (R.), PFMP, PH, rue Ley- 
teire, Bordeaux (Gironde), 19î>5. 

Caujolle (F.), MCAM, PFMP, Toulouse 
(Haute-Garonne), 1947. 

Chambon (M.). PFMP, PH, Lyon 
(Rhône), 1945. 

Chapheau, PCM, 3, av. Octave-Gréard. 
Paris (VII'), 1937. 

Charnot (A.-), D' Ph., MCAM, 4, rue 
Président-Berge, Rabat (Maroc), 1950. 

Chatron (M.), D' Ph., 150, rue de la 
République, Montluçon (Allier), 1946. 

Chelle (L.), MCAM, PFMP, Bordeaux 
(Gironde), 1924. 

Choay (A.), Dr M., (Frère Marie Luc 
de l’Assomption), Couvent des Car¬ 
mes, 99, rue des Stations, Lille 
(Nord), 1935. 

Corbin (J.), PCM, 4, rue Dufrenoy 
(XVI»), 1946. 

Cordier (P.), PFP, 2, rue St-Georges, 
Strasbourg (Bas-Rhin), 1939. 


MM. 

Cormier (M.), PFMP, PH, Rennes 011e- 
et-Vilaine), 1945. 

Costy (P.), PEMP, 110, rue de Falaise, 
Caen (Calvados). 1947. 

Couillaud (J.), PM, D' Ph., Marseille 
(B.-du-Rhône), 1935. 

Cribier (J.), D r Ph., 19, rue de la Répu¬ 
blique, Orléans (Loiret), 1924. 

Crouy (L.), D r Ph., 72, rue d’Albuféra, 
Vernon (Eure), 1937. 

Danet (R.), D' Ph., 24, rue St-Guil- 
laume, St-Brieuc (Côtes-du-Nord), 
1951. 

Dastugue (G.), PFMP, PH, Clermont- 
Ferrand (Puy-de-Dôme), 1947. 

Dehaussy (E.), Dr Ph., 50-52, rue 
Nationale, Lille (Nord), 1953. 

Dehay (Ch.), PFMP, 25, avenue Foch, 
Marcq-en-Baroeul (Nord), 1951. 

Delphaut (J.), PFMP, 92, rue Auguste- 
Blanqui, Marseille (B.-du-R.), 1954. 

Diacono (H.), MCAM, PIHE de Tunis, 
17, rue Charles de Gaulle, Tunis 
(Tunisie), 1935. 

Dolique (R.), PFP, Montpellier (Hé¬ 
rault), 1947. 

Douris (R.), MCAM, PFP, 11. rue de 
la Glacière, Paris (XIII'), 1947. 

Duffau (R.), D r Ph., Vernouillet (Seinc- 
et-Oise), 1945. 

Dupille (J.), D r Ph., 31, rue Saint- 
Corneille, Compïègne (Oise), 1946. 

Duquénôis (P.), PFP, 2, rue St-Georges, 
Strasbourg (Bas-Rhin), 1946. 

Fandre (A.), D r Ph., Villa « La Ramu¬ 
re », avenue du Bois, Nice-Carabacel 
(Alpes-Maritimes), 1950. 

Feutry (R.), PEMP, PH, Caen (Cal¬ 
vados), 1954. 

Fleury (G.), D' Sc., D r Ph., 242, bou¬ 
levard de la Plage, Arcachon (Gi¬ 
ronde), 1935. 

Fouchet (A.), PEMP, 9, place Sainte- 
Croix, Angers (Maine-et-Loire), 1947. 

Fourment (P.), PFMP, Alger (Algé¬ 
rie), 1955. 

François (M lle M.-Th.), PFP, 5, rue du 
Recteur-Bruntz, Nancy (Meurthe-et- 
Moselle), 1945. 

Galimard (J.), D r Ph., D r M., 145, rue 
Yves-le-Coz, Versailles (Seine-et- 
Oise), 1909. 

Gérald (P.), PEMP, 8, rue Pierre-Curie, 
Limoges (Haüte-Vienne), 1950. 

Girard (R.), PFMP, Bordeaux (Gi¬ 
ronde), 1945. 




— 9 — 


MM. 


Giroux (J.), PFP, Montpellier (Hé¬ 
rault), 1947. 

Godfrin (P.), D r Ph., 5, avenue Wat- 
teau, Nogent-sur-Marne (Seine), 1919. 

Golse (J.), PFMP, Bordeaux (Gironde), 
1935. 

Changer (R.), PFP, Montpellier (Hé¬ 
rault), 1950. 

Gros (R.), Dr Ph., 13, place Delille, 
Clermont-Ferrand (P.-de-D.), 1929. 

Guérithault (B.), Dr M., PFMP, 32, 
av. Camus, Nantes (Loire-Inférieu¬ 
re), 1929. 

Guichard (F.), PFMP, Saigon (Indo¬ 
chine), 1950. 

Guillaume (A.), PFP, Strasbourg (Bas- 
Rhin), 1935. 

Guillou (J.), D r Ph., 43, rue Saint- 
Mathieu, Quimper (Finistère), 1945. 

Guimond (G.), Dr Ph., 16, rue Jean- 
Jaurès, Vendôme (Loir-et-Cher), 
1925. 

Guyot (R.), 24, rue Castillon, Bordeaux 
(Gironde), 1928. 

Husson (P.), PEMP, Falaise (Calvados), 
1947. 

Jacquemain (R.), PFS, Besançon 
(Doubs), 1947. 

Jarmon (P.), D r Ph., 10, rue Amilcar, 
Tunis (Tunisie), 1950. 

Jaulmes (P.), PFP, Montpellier (Hé¬ 
rault), 1947. 

Juillet (A.), MCAM, PFP, 27, rue de 
l’Aiguillerie, Montpellier (Hérault), 
1921. 

Kayser (F.), PFP, Nancy (Meurthe-et- 
Moselle), 1947. 

Lafp (Ch.), PFP, Strasbourg (Bas- 
Rhin), 1948. 

Lasausse (K.), PFMP, 1, rue Affre, 
Nantes (Loire-Inférieure), 1924. 

Laurian (P.), Dr Ph., 16, Place de 
l’Hôtel-de-Ville, Compïègne (Oise), 
1946. 

Leclère (A.), 23, rue de Douai, Lille 
(Nord), 1927. 

Lespagnoi; (A.), MAM, PFMP, Lille 
(Nord), 1946. 

Lestra (H.), PEMP, 18, rue du Docteur- 
Mazet, Grenoble (Isère), 1947. 

Leulier (A.), MCAM, PFMP, Lyon 
(Rhône), 1928. 

Leulier (M.), PEMP, D r Ph., 27, bou¬ 
levard Foch, Reims (Marne), 1951. 


MM. 

Lory (R.), D r Sc., 22, avenue du Gé¬ 
néral-Leclerc, Dammarie-les-Lys, (Sei- 
ne-et-Marne), 1950. 

Luciani (J.), D r Ph., 1, avenue de Car¬ 
thage, Tunis (Tunisie), 1948. 

Manceau (P.), PFMP, PM, 62, rue 
Chevreul, Lyon (Rhône), 1931. 

Martin (L.), PEMP, 125, cours Beriat, 
Grenoble (Isère), 1925. 

Massy (R.), PM., D r Ph., 3, rue Jean- 
Ferrandi, Paris (VI'), 1923. 

Mengus (Ch.), 45, faubourg de Pierre, 
Strasbourg (Bas-Rhin), 1925. 

Mesnard (P.), PFMP, rue Leyteire, 
Bordeaux (Gironde), 1953. 

Meunier (À.), PFP, PH, Nancy (Meur¬ 
the-et-Moselle), 1947. 

Monnet (R.), PFMP, Alger (Algérie), 
1947. 

Monnier (P.), PFP, Montpellier (Hé¬ 
rault), 1953. 

Montignie (E,), D r Ph., 112, rue de 
Dunkerque, Tourcoing (Nord), 1931. 

Morand (P.), PCM, Hôpital Ste-Anne, 
Toulon (Var), 1951. 

Mousseron (M.), PFS, 8, rue de l'Ecole- 
Normale, Montpellier (Hérault), 
1947. 

Paget (M.), PFCMP, D r Ph., 16, rue de 
Bourgogne, Lille (Nord), 1929. 

Pauchard (Em.), D r Ph., Bernay (Eure), 
1939. 

Paul (R.), PFCMP, 16, rue Georges- 
Guynemer, Versailles (S.-et-O.), 1951. 

Péchon (L.), Dr Ph., 15, ruè de Noyon, 
Amiens (Somme), 1953. 

Pecker (H.), PM., D' Ph., 12, rue Paul- 
Bert, Saint-Mandé (Seine), 1926. 

Perdrigeat (A.), PCM, Aumagne (Cha¬ 
rente-Maritime), 1932. 

Pille (G.), PM,.B.P. 3001, Dakar (Sé¬ 
négal), 1956. 

Pinard (P,), 90, boulevard St-Denis, 
Courbevoie (Seine), 1903. 

Pollès (Ch.), PFMP, 16, quai Mon- 
cousu, Nantes (L.-Inf.), 1954. 

Quéré (H.), Dr Sc., D r M., PCM, 158, 
rue Saint-Charles, Paris (XV'). 

Quirin (G.), PEMP, Dr Ph., 56, rue 
Cérès, Reims (Marne), 1924. 

Revol (L.), PFMP, PA, Lyon (Rhône), 
1945. 

Rimattei (F.), MCAM, PFMP, 92, rue 
Auguste-Blanqui, Marseille (B.-du- 
R.), 1947. 

Richard (F.), Courberie (Mayenne), 
1922. 




— 10 — 


MM. 

Richard (G.), PFP, Recteur de l’Aca¬ 
démie, 10, rue de la Convention, 
Besançon (Doubs), 1947. 

R ou in (P.), D r Sc., 27, rue du Centre, 
Tournus (S.-et-L.), 1921. 

Ronchèse (A.), MCAM, D r Ph., 31, av. 
du Maréchal-Foch, Nice (A.-M.), 
1914. 

Roy (L.), D r Pli., 29, avenue Charras, 
Clermont-Ferrand (P.-de-D.), 1929. 

De Saint-Stéban (G.), D r Ph., 52, rue 
de Poissy, Saint-Germain-en-Laye 
(S.-et-O.), 1924'. 

Sahtory (R.), PFP, 2, rue Saint-Geor¬ 
ges, Strasbourg (Bas-Rhin), 1947. 

Servantie (L.), D r M., D r Ph.. 28, rue 
Castillon, Bordeaux (Gironde), 1950, 

Sibourg (J.), D r Ph., 28, rue de la 
Darse, Marseille (B.-du-R.), 1954. 


MM. 

Suard (M.), PEMP, Angers (M.-et-L.), 
1946. 

Tardy (F.), D r Ph., 1, place Saint- 
Bonnet, Bourges (Cher), 1954. 

Telle (F ), PEMP, 41, avenue Paul- 
Chandon, Epernay (Marne), 1945. 

Tiollais (R.), PFMP, PH, 50, rue Dan¬ 
ton, Rennes (I.-et-V.), 1945. 

Vanhems (G.), D r M., Dr Sc., Dr Pli., 
72, rue d’Espagne, Bayonne (Bas¬ 
ses-Pyrénées), 1954. 

Vincent (D.), PFMP, 20, rue P.-Bros- 
solette, Toulouse (Haute-Garonne), 
1950. 

Vitte (G.), PFMP, 3, place de la Vic¬ 
toire, Bordeaux (Gironde), 1951. 

Volmar (Y.), MCAM, PFP, Strasbourg 
(Bas-Rhin), 1921. 

Voynnet (R.), Dr Ph., 51, Grande-Rue, 
Lure (Haüte-Saône), 1946. 


MEMBRES CORRESPONDANTS ÉTRANGERS — 70 

MM. 

Baggesgaard Rasmussen (H.), professeur de Chimie à l’Ecole sùpérieure royale 
de Pharmacie, 2, Universitetsparken, Copenhague (Danemark), 1935. 

Béguin (Ch.), D r Ph., place du Marché, Le Locle (Suisse), 1927. 

Berry (H.), doyen du College of'tlie Pharmaceutical Society o'f the University, 
17, Bloomsbury Square, Londres W.C.I. (Grande-Bretagne), 1947. 

Büchi (J.), D r Sc., directeur de l’Institut de Pharmacie de l’Ecole Polytechnique 
Fédérale, 25, Clausiusstrasse, Zürieh (Suisse), 1951. 

Capha (J. A.), doyen de la Faculté de Pharmacie, Pereira 2979, Montevideo 
(Uruguay), 1950. 

Carranza (F.), doyen de la Faculté de Pharmacie et de Biochimie de l’Univer¬ 
sité de San Marcos, Apartado 1275, Lima (Pérou), 1954. 

Casarès Gil (José), doyen honoraire de la Faculté de Pharmacie, Diego de Léon, 
22, Madrid (Espagne), 1945. 

CaspaRis (P.), professeur à l’Institut de Pharmacie de l’Université de Berne, 
Sahïistrasse, 10 (Suisse), 1931. 

Castille (A.), directeur de l’Institut de Pharmacie, rue Van Even, Louvain (Bel¬ 
gique), 1947. 

Celsi (S. A.), professeur à la Faculté des Sciences de Buenos-Aires, Belgrano 
659, Quilmès (République Argentine), 1953. 

Chalmeta (Alberto), D r Ph., Calle de Granada, 6, Madrid (Espagne), 1935. 

Cignoli (Francisco), D r Ph., professeur de la Faculté de Médecine, Corrientes 
864, Rosario de Santa-Fé (République Argentine), 1931. 

Correia da Silva (A. C.), Dr., professeur à la Faculté de Pharmacie de l’Uni¬ 
versité’de Porto, Campo 24 de Agosto, 186 (Portugal), 1954. 

Deleanu (N.), professeur à la Faculté de Pharmacie de Bucarest (Roumanie), 
1935. 

Emmanuel (E.), professeur de Chimie pharmaceutique à l’Université d’Athènes 
(Grèce), 1931. 

Esteve (A.), D r , Avenida Virgen de Montserrat 209, Barcelone (Espagne), 1950. 

Da Faria (LJ, professeur, membre de l’Académie Nationale de Pharmacie, 27, 
rue Camerino, Rio-de-Janeiro (Brésil), 1947. 




— Il 


MM. 

Faurholt (C.), recteur de l’Ecole supérieure royale de Pharmacie, Universi- 
tetsparken, 2, Copenhague (Danemark), 1947. 

Fernandez (O.), MCAM, Residencia de Profesores, n° 2, Ciudad Universitaria, 
Madrid (Espagne), 1931. 

Flück (H.), professeur à l’Institut de Pharmacie de l’Ecole Polytechnique Fédé¬ 
rale, Clausiusstrasse 25, Zurich (Suisse), 1953. 

Fontoura (C.), laboratoire produits pharmaceutiques, Sao-Paulo (Brésil), 1927. 

Forrester (G. P.), 17, Uphill Road, Mill Hill, Londres (Grande-Bretagne), 1925. 

Garnier (M.), professeur à la Faculté de Médecine et de Pharmacie, Beyrouth 
(Liban), 1947. 

Garrido (M. A.), professeur à la Faculté de Chimie et de Pharmacie, Jiron 
Callao, 813, Lima (Pérou), 1951. 

Herlant (L.), professeur à la Faculté de Médecine et de Pharmacie, Bruxelles 
(Belgique), 1931. 

Hôst-Madsen (E.), MCAM, Vesterbrogade, 72, Copenhague V, (Danemark), 1937. 

Houssay (B.), professeur Institut de Biologia e Medicina experimental. Prix 
Nobel, MCAM, Costa-Rica 4185, Buenos Aires (République Argentine), 1948. 

Jermstad (Axel), I) r Ph., professeur de Pharmacie galénique à l’Institut de 
Pharmacie de l’Université d’Oslo, secrétaire de la Pharmacopée norvégienne, 
26, Erling Skjalgsons Gâte, Oslo (Norvège), 1935. 

Jonesco-Matiu (A.), professeur de Chimie pharmaceutique, Mantuleas à 40, 
Rayon Ind. Vlad. Bucarest (Roumanie), 1925. 

Kariyone (T.), department of Pharmacy, Faculty of Medicine, Yoshida-Konoecho, 
Sakyo-ku, Kyoto City, (Japan), 1955. 

Khouri (J.), MCAM, Dr Ph., 2, avenue Fouad-lev, Alexandrie (Egypte), 1900. 

Lapointe (G. A.), président du Collège des Pharmaciens, 354, rue Ste-Catherine 
Est, Room 57, Montréal (Canada), 1950. • 

Larose (Alf. F.), doyen de la Faculté de Pharmacie, 2900, boulevard du Mont- 
Royal, Montréal (Canada), 1950. 

Linnell (W. H.), professeur au College of the Pharmaceutical Society, 17, 
Bloomsbury Square, Londres W.C.I. (Grande-Bretagne), 1929. 

Linneu Prestes, professeur à la Faculté de Pharmacie de Sao-Paulo (Brésil), 
1947. 

Linstead (Sir Hugh), MCAM, D r Ph., The Pharmaceutical Society, 17, Bloomsbury 
Square, Londres W.C.I. (Grande-Bretagne), 1929. 

Lys (P.), professeur à la Faculté de Médecine et Pharmacie, Beyrouth (Liban), 
1947. 

Maciiie (H. B.), directeur de l’Ecole de Pharmacie de Brighton, Ravenscraig, 
141 Surrenden Road, Brighton (Grande-Bretagne), 1955. 

Magnin (G.), .1. A. Ambrosetti 101, Buenos Aires (République Argentine), 1914. 

Malhado Filho (J.), professeur, membre de l’Académie nationale de Pharmacie, 
rua Sâo Luis, 161, Sao Paulo (Brésil). 1947. 

Maricq (L.), professeur à l’Institut de Pharmacie de l’Université libre de 
Bruxelles, 50. avenue Roosevelt, Bruxelles (Belgique), 1947. 

Mascherpa (P.), professeur, directeur de l’Institut de Pharmacologie et de Thé¬ 
rapie de l’Université de Pavie, Piazza Botta, 6, Pavie (Italie), 1955. 

Mingoya (Q.), professeur, membre de l’Académie Nationale de Pharmacie, rue 
Sâo Luis 161. Sao Paulo (Brésil), 1947. 

Mokranjac (M.), professeur à la Faculté de Pharmacie, Cvijiceva 37, Belgrade 
(Yougoslavie), 1953. 

Motawi (M. M.), directeur de la Faculté de Pharmacie de l’Université d’Alexan¬ 
drie, (Egypte), 1955. 

Noble (Ignacio), membre de l’Académie des Sciences médicales et naturelles. 
Rua 12, n” 463, Vedado Habana, La Havane (Cuba), 1948. 

Ohlsson (E.), MCAM, professeur à l’Institut. Pharmaceutique Royal de Stoc¬ 
kholm (Suède), 1935. 

Potjewijd (D r T.). Boschplein 9c, Winschoten (Pays-Bas), 1937. 

Powers (J. L.), Ph. D., président du Comité du Formulaire national, 2215 Cons¬ 
titution Avenue, Washington (U.S.A.), 1947. 



— 12 — 


MM. 

Pratesi (P.), doyen de la Faculté de Pharmacie, Pavie (Italie), 1951. 

Putzeys (P.), professeur à l’Institut de Pharmacie, Ï7, avenue Van den Bempt, 
Héverlé (Belgique), 1947. 

Reimers (M. N.), D r Ph., Love Apotek, Aarhus (Danemark), 1903. 

Roldan Guerreho (R.), Pharmacien Général Inspecteur des Services Pharma¬ 
ceutiques de l’Armée de Terre, Garcia Morato 136, Madrid (Espagne), 1953. 

Ruyssen (R.), professeur à l’Institut de Pharmacie, 2, St. Jansvest, Gand (Belgi¬ 
que), 1947. 

Schoofs (F.), professeur émérite à l’Université, 41, rue Louvrex, Liège (Bel¬ 
gique), 1931. 

Seabra (P.), laboratoire de produits pharmaceutiques, 148, rua Ferreira Pontes, 
Tijuca, Rio-de-Janeiro (Brésil), 1931. 

Stainier (C.), professeur à l’Université, Institut Gilkinet, 5, nie Fusch, Liège 
(Belgique), 1947. 

Tobias-Neto (J.), professeur à la Faculté de Pharmacie et de Philosophie de 
l’Université de Bahia, av. Araujo Pinho, 59, Bahia (Brésil), 1927. 

Van Ahkel (M 1,s C. G.), professeur, Laboratorium voor Artsenijbereidkunde der 
Universiteit van Amsterdam, 84, Kloveniersburgwal, Amsterdam (Pays-Bas), 
1947. 

Van Os (D.), professeur à l’Université de Groningen (Pays-Bas), 1937. 

Vivario (R.), professeur à l’Université, docteur honoris causa de l’Université 
de Paris, MCAM, 5, rue Fusch, Liège (Belgique), 1931. 

Vogelenzang (E. H.), professeur à l’Institut de Pharmacie, Hugo de Grootstraat 
32, Leyde (Pays-Bas), 1953. 

Wallis (T. E.), professeur au College of the Pharmaceutical Society of the Uni- 
versity, 17, Bloomsbury Square, Londres W. C. 1 (Grande-Bretagne), 1947. 

Wallner (R.), prof, honoraire, boulevard Esfonia, Tallin, Reval (Estonie), 1929. 

Wasicky (R.), professeur à l’Université, docteur honoris causa de l’Université 
de Paris, MCAM, 600, rue Maranhao, Sao Paulo (Brésil), 1935. 

Wattiez (N.), MCAM, professeur à l’Université de Bruxelles (Belgique), 1935. 

Weitzel (R.), membre de la Commission de la Pharmacopée Suisse, 20, avenue 
du Léman, Lausanne (Suisse), 1947. 

Wuyts (H.), professeur à l’Université de Bruxelles (Belgique), 1935. 

Zuniga Sanchez Cerrudo (T.), secrétaire perpétuel de l’Académie royale de 
Pharmacie, Campoamor, 18, Madrid (Espagne), 1945. 




Composition du Bureau 
DE LA SOCIÉTÉ ET DE L'ACADÉMIE 


DEPUIS 1803. 




TRÉSORIERS (2l 


1803 

1804 

1805 

1806 

1807 

1808 

1809 

1810 
1811 
1812 

1813 

1814 

1815 

1816 

1817 

1818 

1819 

1820 
1821 
1822 

1823 

1824 

1825 

1826 

1827 

1828 

1829 

1830 

1831 

1832 


Parmentier. 

Parmentier. 

Vauquelin. 

Descemet. 

Parmentier. 

Vauquelin. 

Bouillon-Lagrange. 

Parmentier. 

Guiart, père. 

Boudet, oncle. 
Bouillon-Lagrange. 
Vauquelin (3). 
Derosne. 

Bouriat. 

Cadet de Gassicourt. 
Bouillon-Lagrange. 

? 

? 

Derosne. 

Laugier. 

Boullay. 

Robiquet. 

Pelletier. 

Boudet, neveu. 
Serullas. 

Lodibert. 

Robinet. 


Delunel. 


Laugier. 

Derosne. 


Pelletier. 


? 

? 

? 

Boutron. 

Blondeau. 

Robinet. 

Guibourt. 

Bussy. 

Dublanc. jeune. 
Soubeihan. 
Henry, fils. 

Le Canu. 


Bo:,illoD-Lagrauge. 


Sureau. 


Cadet de (iassicmirt. 


Robiquet. 




Robiquet. 


Trusson. 


Moringlane. 


(1) Le président de chaque annee étant le vice-president de Vannée précé 
(lente, les noms de ceux-ci n’ont pas eu besoin d’être portés. 


(2) Pour compléter le Bureau, il y a lieu 

Avant 1866. Réveil. 

De 1866 à 1875... Baudrimont. 

De 1876 à 1890. . . F. Würtz. 

De 1891 à 1899... Schmidt. 


l’indiquer les archivistes : 

De 1899 à 1900... Sonnié-Moret. 
De 1901 à 1919... Guinochet. 

De 1920 à 1945... Bourdier. 
Depuis 1945. Janot. 


(3) Le registre des procès-verbaux de 1814 à 1823 ayant disparu, on n’a pu 
reconstituer complètement, jusqu’ici, la composition du Bureau, en ce qui con¬ 
cerne les présidents et secrétaires annuels, pour les années comprises entre 1815 
et 1823 inclus. 






14 — 


Années 


PRÉSIDENTS 


TRÉSORIERS 


1833 Bajet. 

1834 Chéreau. 

1835 Reymond. 

1836 Bussy. 

1837 Dizé. 

1838 Cap. 

1839 Fauché. 

1840 Soubeiran. 

1841 Guibourt. 

1842 Pelouze. _ 

1843 Boutron-Charlard. 
T 844 Bonastre. 

1845 Frémy, père. 

1846 Vée. 

1847 (iaullicr de CJanbry. 

1848 Boutigny. 

1849 Blondeau. 

1850 Hottot. 

1851 Félix Boudet. 

1852 Vuaplart. 

1853 Bouchardat, père. 

1854 Cadet-Gassicourt. 

1855 Buignet. 

1856 Dubajl. 

1857 Soubeiran. 

1858 Chatin. 

1859 Foy. 

1860 Dublanc. 

1861 Gobley. 

1862 Poggiale. 

1863 Schaeuffèle, père. 

1864 Boudet, fils. 

1865 Robinet. 

1866 Tassart. 

1867 Guibourt. 

1868 Bussy. 

1869 Mayet, père. 

1870 Mialhe. 

1871 Lefort. 

1872 Stanislas Martin. 

1873 Grassi. 

1874 Regnauld. 

1875 Planchon. 


Chevalier. 
J. Pelouze. 
Cap. 

F. Boudet. 
Vallet. 

Hottot. 


Quévenne. 

Desmaret. 

Foy. 

Iluucliardat, père. 
Mialhe. 

Buignet. 

Deschamps. 

Grassi. 

Huraut. 
Robiquet, fils. 
Mayet, père. 
Ducom. 

Paul Blondeau. 
Lefort. 
Regnauld. 
Baudrimont. 
Hottot, fils. 
Léon Soubeiran. 
A. Vée. 

Latour. 

Lebaigue. 

Hébert. 

Roussin. 

Marais. 

Adrian. 

Roucher. 

COULIER. 

Mortreux. 

Bourgoin. 

P. VlGIER. 

Duquesnel. 

F. WÜRTZ. 


Robiquet. 


Robiquet. 

Soubeiran. 

Soubeiran. 


1876 Coulier. 

1877 Marais. 

1878 Méhu. 

1879 Blondeau. 

1880 Bourgoin. 

1881 Petit. 

1882 P. Vicier. 

1883 JUNGFLEISCH. 

1884 Marty. 

1885 Sarràdin. 

1886 Prunier. 


F. VlGIER. 

Petit. 

Marty. 

Vidau. 

Guichard. 

Yvon. 

Delpech. 

Prunier. 

Boymond. 

Champigny. 

Portes. 


Dreyer. 



— 15 — 


lnnfe ’ 

PRÉSIDENTS 

SE ™iï£s ES 

^GÉNÉRAUX* 

TRÉSORIERS 

1887 

Desnoix. 

l’aul-K. Thibault. 

Planchon. 

Dreyer. 

1888. 

Delpech. 

Schmidt. 



1889 

G. Bouchardat. 

Grimbert. 

» 

» 

1890 

F. VlGIER. 

Bourquelot. 

» 

» 

1891 

Moissan. 


» 

> 

1892 

Portes. 




1893 

Bürcker. 




1894 

Boymond. 

Leroy. 

» 

» 

1895 

JULLIARD. 

Patein. 

» 

Leroy. 

1896 

VlLLIERS. 

VlRON. 

» 

» 

1897 

SONNERAT. 

Guinochet. 

» 

> 

1898 

Bourquelot. 

Bocquillon. 

» 

» 

1899 

Leidié. 


» 

» 

1900 

Planchon. 

Barillé. 

Bourquelot. 

» 

1901 


Moureu. 


> 

1902 

Guichard. 

Georges. 



1903 




Vaudin. 

1904 

Landrin. 

Lépinois. 



1905 


Guerbet. 

» 

» 

1906 

Crinon. 

François. 

» 

» 

1907 


Bougault. 

» 

» 

1908 

Schmidt. 

Paul-E. Thibault. 

» 

» 

1909 

Pâte in. 

Carette. 

» 

» 

1910 

Paul-E. Thibault. 


» 

» 

1911 

Grimbert. 

Gaillard. 

» 

» 

1912 

Prud’homme. 

Hérissey. 

» 

» 

1913 

Moureu. 

Dumesnil. 

» 

» 

1914 

Dumouthiers. 

Leroux. 

» 

» 

1915 

Guerbet. 

Pépin. 



1916 

Cousin. 

Guérin. 



1917 

Georges. 

Sommelet. 



1918 

Choay. 

Tiffeneau. 



1919 

François. 

Bourdier. 



1920 

Patrouillard. 

Bernier. 

Grimbert. 


1921 

Bougault. 

Huerre. 

Lesure. 

1922 

Lapay. 

Damiens. 

» 

» 

1923 

Vaudin. 

Ch. Lefebvre. 

» 

» 

1924 

Richaud. 

Bridel. 

» 

» 

1925 

Hérissey. 

. Lantenois. 

» 

* 

1926 

Dufau. 

R. Fabre. 


» 

1927 

Gaillard. 

Pénau. 


» 

1928 

Dumesnil. 

Fleury. 


» 

1929 

Goris. 

Laudat. 



1930 

C. Lefeviie. 

Bouvet. 



1931 

Fourneau. 

Picon. 

Bougault. 


1932 

Cordier. 

O. Bailly. 



1933 

Sommelet. 

Ch -0. Guillaumin. 



1934 

H. Martin. 




1935 

Tiffeneau. 


> 

» 

1936 

Radais. 

Mascré. 

» 

» 

1937 

Bourdier. 


» 

* 

1938 

Leroux. 

Rothéa. 



1939 

Bernier. 

F. Martin. 

» 

* 

1940 

E. André. 

R. Lecoq. 

» 

F. Martin. 

1941 

Lesure. 

Bruère. 

» 

> 



— 16 — 


innées ' présidents 


SECRÉTAIRES SECRÉTAIRES TRÉSORIERS 

ANNUELS GENERAUX 


1942 Javillier. 

1943 Lantenois. 

1944 Lebeau. 

1945 Buisson. 

1946 Damiens. 

1947 PÉNAU. 

1948 Fleury. 

1949 Laudat. 

1950 Souèges. 

1951 Bouvet. 

1952 Picon. 

1953 Bailly- 

1954 Weitz 

1955 Grigaut. 

1956 Aubry. 


A. Choay. 
Lormand. 
CUNY. 

Bedel. 

Lenoir. 

Courtois. 

Jarrousse. 

Gautier. 

Gesteau. 

Griffon. 

Joffard. 

Harlay 

Truhaut. 

Quevauviller. 


Lesure. 


Bouvet. 

Guerbet. 


DÉCRET DU 5 SEPTEMBRE 1946 
PORTANT MODIFICATION DU TITRE D’UNE ASSOCIATION 
RECONNUE D’UTILITÉ PUBLIQUE. 

Par décret en date du 5 septembre 1946 (Ministère de l’Intérieur), 
l’association reconnue d’utilité publique dite Société de Pharmacie de 
Paris, dont le siège est à Paris, a été autorisée à prendre le titre d’Aca- 
démie de Pharmacie. 

(Journal officiel, 7 septembre 1946, p. 7753), 


COMPOSITION DU BUREAU POUR 1957. 


Président . 

Vice-Président ... 
Secrétaire général 
Secrétaire annuel 

Trésorier . 

Archiviste . 


MM. M. Mascré. 
R. Lecoq. 

R. Fabre. 

M. Lachaux. 
A. Guerbet. 
M.-M. Janot. 












SÉANCE ANNUELLE 


D E 

L’ACADÉMIE DE PHARMACIE 

tenue le 9 Janvier 1957 


Compte rendu des travaux de l’Académie de Pharmacie 
pendant l’année 1956. 

par M. A. Quevauviller, Secrétaire annuel. 


Monsieur le Président, 

Mesdames, 

Messieurs, 

Mes chers Collègues, 

L’honneur m’échoit à nouveau de vous rappeler quelles ont été 
les peines, les joies et l’activité de l’Académie au cours d’une 
année de travail. Il y a deux ans, je suppléais le Secrétaire annuel 
dont l’absence, due à son état de santé, fut heureusement tempo¬ 
raire. Cette fois, j’assume l’entière responsabilité d’une tâche 
agréable mais ardue, car il s’agit de résumer aussi brièvement que 
possible une somme de travaux dont la quantité ne le cède en 
rien à la qualité. 

Permettez-moi, tout d’abord, de vous remercier de m’avoir délé¬ 
gué à ce fauteuil éphémère ; j’ai apprécié comme il se doit ce 
témoignage de confiance, mais je dois bien vous avouer que je 
vais quitter cette place sans mélancolie. En regagnant vos rangs 
tout à l’heure, j’y retrouverai les bons amis que j’apercevais au 
loin, derrière ce tapis vert dont l’abord concave semble avoir 
gardé, pour beaucoup, l’aspect rébarbatif des examens ! 


L’année 1956, comme les précédentes hélas, ne nous a pas 
épargné les deuils. Nous avons à déplorer la mort de collègues 
dont le souvenir restera vivant parmi nous. MM. A. Gérard et M. 
Leprince, membres résidants, M. le Doyen A. Astruc et M. L. 
Iiussou, membres correspondants nationaux, avaient acquis dans 




— 18 — 


les milieux professionnels, universitaires ou scientifiques, une 
notoriété et une autorité dont notre Compagnie était justement 
fière. Leur disparition nous prive de conseillers éminents et 
d’hommes qui, à des titres divers, ont grandement honoré notre 
profession. 

Les nouveaux membres résidants élus cette année sont, d’une 
part, M. A. Fabre, pharmacien biologiste distingué, qui nous 
avait déjà fait part de nombreux travaux d’analyse touchant 
l’hygiène industrielle, d’autre part, M. le Professeur R. Moreau, 
dont le sens didactique si apprécié de nos étudiants s’est exercé 
à cette tribune dans la présentation d’intéressantes communica¬ 
tions de Chimie organique. Nul doute que l’un et l’autre conti¬ 
nueront à nous apporter le fruit de leurs recherches et leurs avis 
éclairés. 

Ont été élus membres correspondants nationaux : M"" L. 
Bezanger-Beauquesne, Professeur sans chaire à la Faculté de 
Médecine et de Pharmacie de Lille, et M. le Pharmacien Lieute¬ 
nant-Colonel Gauthier Pille, Pharmacien-chef de l’Hôpital Le 
Dantec à Dakar. 

Nos collègues, les Professeurs C. Bedel et R. Delaby, M. G. 
Boinot, font maintenant partie des membres honoraires. Nous 
pouvons le constater sans amertume pour eux et pour nous, 
puisqu’un règlement judicieux ne les empêche nullement de main¬ 
tenir leur assiduité et leur activité au sein de notre Compagnie. 


De nombreux membres de l’Académie ont vue leur mérite 
reconnu et récompensé par les hautes distinctions dont j’ai le. 
plaisir de rappeler ici la liste : 

Dans l’ordre de la Légion d’Honneur, les Professeurs C. Dr- 
fraisse et R. Hazard, notre collègue R. Joffard (ce dernier, 
Officier avec attribution de la Croix de Guerre avec palme) ont 
été promus Commandeurs ; 

M n,c L. Blanqlet, MM. M. Ciiambon, J. Roche et G. de Saint- 
Stéban ont été promus Officiers ; 

MM. P. Crété et M. Delaville ont été nommés Chevaliers. 

Dans l’Ordre nouvellement créé des Palmes académiques, ont 
été promus Commandeurs MM. les Doyens L. Binet et R. Fabre, 
M. le Professeur P. Donzelot ; Officiers, M. L. David et M. le 
Professeur Y. Raoul. 

Dans l’Ordre de la Santé publique, MM. E. Finelle et M. 
Péronnet ont été promus Commandeurs, M. R. Jacquemain, Offi¬ 
cier, MM. P. Cordier, J. A. Gautier, L. Leprestre, G. Richard 
ont été nommés Chevaliers. 



— 19 — 


Dans l’Ordre de l’Economie Nationale, M. le Doyen R. Fabre 
a été promu Commandeur. 

Enfin, pour en terminer avec les décorations françaises, MM. 
L. Leprestre et G. Vitte ont reçu la médaille d’honneur du Ser¬ 
vice de Santé de la Marine. 

Mais certains de nos collègues ont été distingués à l’étranger. 
C’est ainsi que notre Secrétaire général, M. le Doyen R. Fabre a 
reçu la décoration « Danèche » de l Te Classe, attribuée par le Con¬ 
seil Supérieur de l’Instruction Publique de l’Iran, et la Médaille 
de la Société Italienne de Phytopharmacie dont il est membre 
d’honneur. Il a été nommé Docteur honoris causa de l’Université 
de Louvain et de l’Université de Bruxelles. 

M. le Professeur R. Truhaut a reçu la médaille de vermeil de 
la Commission Internationale des Industries Agricoles. Il a été 
nommé Expert des méthodes de laboratoires de Santé publique 
de l’O.M.S. et, à ce titre, a participé à des groupes d’études sur 
la toxicologie des insecticides et des additifs alimentaires. La 
Société de Pharmacie et de Chimie de Sao-Paulo l’a accueilli 
comme membre correspondant. 

M. H. Pénau a été élu membre de l’Académie Royale de Phar¬ 
macie de Barcelone. 

Les Sociétés savantes de notre, pays ont également distingué 
plusieurs membres de l’Académie de Pharmacie. 

Ainsi, l’Académie des Sciences a décerné le Prix Millet Rons- 
sin à M. le Professeur L. Launoy. L’Académie Nationale de Méde¬ 
cine a élu membre résidant M. le Professeur M.-M. Janot, et 
membre non résidant M. le Professeur A. Lespagnol. Elle a 
décerné le Prix Cormerois à M. le Professeur R. Truhaut, le Prix 
Buignet à M. le Professeur C. Lapp, le Prix Demarle à M. le Pro¬ 
fesseur M. Chambon et le Prix Ricaux à M. le Professeur R. 
Castagnou. 

M. le Professeur R. Charonnat a été élu Président de la Société 
Française de Thérapeutique et de Pharmacodynamie, dont le 
Secrétaire général et animateur reste notre collègue, le Profes¬ 
seur J. Cheymol. 

M. le Professeur R. Truhaut a reçu la médaille de la Société 
Française de Phytiatrie et de Phytopharmacie. 

M. A. Quevauyiller a été élu membre titulaire de la Société de 
Biologie. 

Trois de nos collègues ont vu leurs qualités pédagogiques et 
leurs travaux reconnus et appréciés par les hautes instances uni¬ 
versitaires. Nous avons eu la joie de voir confié à M. le Professeur 
L. Domange le soin de faire renaître de ses cendres la Chaire 
(l’Hygiène et Hydrologie de la Faculté de Pharmacie de Paris et 



— 20 — 


MM. R. Truhaut et A. Morette être nommés Professeurs à titre 
personnel dans cette même Faculté. 

De nombreux membres de l’Académie ont pris une part active 
aux manifestations professionnelles ou scientifiques françaises et 
étrangères. 

En France, M. le Doyen R. Fabre et M. le Professeur M. Mas- 
CRÉ ont représenté l’Académie au Cent cinquantenaire de la So¬ 
ciété de Pharmacie de Lyon. Une adresse et une médaille ont été 
remises à cette occasion. 

M. le Doyen R. Fabre, M. M. Bouvet et bon nombre de nos col¬ 
lègues ont assisté à la cérémonie commémorative de la restaura¬ 
tion de la tombe du Professeur Georges-Simon Sérul'las, Prési¬ 
dent de la Société de Pharmacie en 1829. 

A la 24" réunion de l’Association des Physiologistes de langue 
française, MM. L. Binet, R. Hazard, J. Cheymol, G. Valette, H. 
Lecoq, J. Delphaut et A. Quevauviller ont communiqué sur 
leurs recherches ou pris part aux discussions. 

Au 75 è Congrès de l’Association française pour l’Avancement 
des Sciences, présidé à Dijon par M. le Doyen R. Fabre, plusieurs 
de nos confrères ont pris la parole pour des conférences (les Pro¬ 
fesseurs R. Delaby et M. Chambon) ou pour des communications, 
notamment dans l’importante Section de Pharmacologie présidée 
par le Professeur L. Revol. On relève ainsi les noms de M m ' 
Blanquet, de MM. G. Valette, R. Truhaut, R. Cavier, R. Paris, 
D. Vincent, G. Dastugue, R. Jequier, P. Cordier, A. Guillaume, 
G. Dillemann, A. Quevauviller, etc... 

Les Journées Pharmaceutiques Françaises ont connu en 1958 
un éclat particulier en raison du nombre des participants et de 
la qualité du travail qui y fut dispensé. La séance solennelle de 
notre Académie fut notamment illustrée par les Conférences de 
M me L. Blanquet sur « L’hydrologie et le Pharmacien », de M. H. 
Diacono sur « Hémoglobines et Iiémoglobinoses humaines » et 
de M. J. Trefouël sur ses recherches de Chimiothérapie. Le 
thème général « Contrôle des médicaments par les méthodes bio¬ 
logiques » donna lieu, sons la présidence d’honneur de M. le 
Doyen R. Fabre, la présidence de M. H. David et le talent orga¬ 
nisateur de M. le Professeur R. Charonnat et de M. P. Poulenc, 
à des- exposés fort documentés de MM. G. Valette, P. Fleury, 
J. Cheymol, R. Cavier, G. Vaille, M. Bouvet, J. Giroux, M. 
Chambon, J.-E. Courtois et A. Quevauviller. 

Des travaux pratiques de Pharmacodynamie, de Bactériologie, 
de Biochimie clinique, auxquels prit part M. Gesteau, furent 
assidûment suivis par des participants très attentifs. 



— 21 — 


Le 29” Congrès International de Chimie Industrielle a inté¬ 
ressé plusieurs de nos collègues. MM. R. Fabre et R. Truhaut, 
J.-A. Gautier ont communiqué sur leurs travaux. 

M. le Doyen R. Fabre a présidé le V' Congrès International des 
Techniciens Hospitaliers, où M. M. Piette a fait une communi¬ 
cation. 

Enfin, comme chaque année, M. le Professeur J.-A. Gautier a 
organisé à la Faculté de Pharmacie de Paris une série de confé¬ 
rences de Chimie analytique et d’Analyse bromatologique. 

A l’étranger, M. le Doyen R. Fabre, après une mission en Iran 
où il fit plusieurs exposés très applaudis, est allé dispenser un 
enseignement de Phytopharmacie au Brésil. 

M. le Professeur R. Delaby a fait une tournée de conférences 
en Italie. Il a notamment parlé devant la Société Italienne de 
Pharmacie à Milan et la Société de Pharmacie de Turin. Nos con¬ 
frères de Pavie et de Naples ont eu aussi le privilège de l’en¬ 
tendre. 

En Italie également se sont rendus : M. le Professeur C. 
Bedel qui a participé au Congrès International d’Histoire des 
Sciences à Florence et à Milan et M. le Professeur R. Truhaut 
qui a présidé à Rome le Symposium de l’Union Internationale 
contre le Cancer, sur les risques de cancérisation pouvant résul¬ 
ter de l’incorporation volontaire ou fortuite de substances étran¬ 
gères dans les aliments. 

En cette même ville éternelle, M. le Président P. Rouland a 
pris part au 3' Congrès de l’Union Internationale pour l’Education 
Sanitaire de la Population. Le vœu a été émis qu’une Section 
pharmaceutique soit créée pour encourager nos confrères à 
l’action sociale et à l’éducation sanitaire de la population. 

M. le Professeur J.-E. Courtois est allé aux Etats-Unis pour 
assister au Congrès du Cinquantenaire de l’American Society of 
Biological Chemists et au Meeting fédéral des Sociétés de Biologie 
à Atlantic City. Il a prononcé un certain nombre de conférences 
dans plusieurs Universités sur les travaux de son laboratoire. 

M. le Professeur R. Truhaut a présidé la réunion du groupe 
d’experts européens sur les matières étrangères dans les aliments 
à Wageningen, en Hollande. 

MM. M. Gu illot, G. Valette, M. Cormier, F. Arnal ont pris 
une part active aux Journées Pharmaceutiques du Moyen-Orient. 

A son retour, M. le Professeur G. Valette qui avait repré¬ 
senté l’Académie à Beyrouth, fit un cycle de conférences en 
Yougoslavie et porta des adresses de notre Compagnie aux Socié¬ 
tés de Pharmacie de Belgrade, Zagreb et Ljubljana. 



— 22 — 


M. H. Pénau a également remis une adresse de l’Académie au 
Congrès International Pharmaceutique de la Méditerranée Latine 
à Barcelone. 

M. le Professeur M.-M. Janot a parlé de la Chimie des alca¬ 
loïdes à l’Université Libre de Bruxelles, au Polytechnicum de 
Zurich et à l’Institut de Chimie de Bâle. 

MM. les Professeurs J.-E. Courtois et Y. Raoul ont suivi les 
Journées de Biochimie à Gembloux et, pour rester en Belgique, 
rappelons que M. le Professeur R. Truhaut a parlé devant la 
Société belge des Sciences Pharmaceutiques et que plusieurs 
de nos collègues ont participé au 20" Congrès International de 
Physiologie à Bruxelles. Ont notamment présenté des communi¬ 
cations : MM. L. Binet, R. Hazard, J. Cheymol, G. Valette, Y. 
Raoul et A. Quevàuviller. M. J. Reusse s’est rendu à Hambourg 
comme Secrétaire permanent de la Section des Pharmaciens Mili¬ 
taires de la Fédération Internationale Pharmaceutique. 

Au Congrès de Chimie Appliquée, à Lisbonne, M. le Doyen R. 
Fabre, MM. les Professeurs R. Delaby, L. Domange, J.-A. Gau¬ 
tier, R. Truhaut et M. Chaigneau ont témoigné de l’active pré¬ 
sence de notre Compagnie. 

Sans avoir la prétention de citer tous nos collègues qui, à 
divers titres, ont porté le renom de la Science pharmaceutique 
française au-delà des mers, j’accompagnerai encore MM. les Pro¬ 
fesseur R. Hazard et R. Truhaut au Moyen-Orient, M. le Pro¬ 
fesseur J.-E. Courtois en Tunisie, M. le Professeur L, Domange 
au Liban... 

Ainsi notre Académie, en sa dixième année, mais vénérable- 
ment chargée des 143 ans de la Société de Pharmacie qui l’a pré¬ 
cédée, peut-elle se répéter, avec confiance le vieil adage : « Les 
voyages forment la jeunesse ». 


J’en arrive maintenant à l’expose des travaux proprement 
dits de notre Assemblée. Us comprennent des conférences géné¬ 
rales, des présentations d’ouvrages, des rapports spéciaux de 
Comités secrets, des communications scientifiques et des dépôts 
de plis cachetés. 

Parmi les conférences, je rappellerai la biographie de Paul 
Yvon, si humainement tracée par M. le Professeur P. Fleury, 
lors dé notre séance publique annuelle du 4 Janvier 105(i. 

Puis, les exposés de plusieurs de nos membres correspondants 
étrangers : 



— 23 — 


— M. C. Stainier, Professeur de Chimie pharmaceutique à la 
Faculté de Médecine de Liège, sur « Les barbituriques. Recher¬ 
ches et dosage dans les préparations pharmacèutiques » ; 

— M. D. Van Os, Professeur de Toxicologie à l’Université de 
Groningen, sur « L’unification des Pharmacopées » et « Les mé¬ 
dicaments antimalariques ». 

— M. Ionesco-Matiu, Professeur de Chimie pharmaceutique 
à la Faculté de Pharmacie de Bucarest, sur « La saccharimétrie 
ferrieganique et ses applications dans les analyses chimiques ». 

Les ouvrages présentes en séance ont été les suivants : 

Pharmacopée Internationale, Tome II, par le Professeur R. 
Hazard ; 

Traité de Pharmacie chimique, 4° Edition, du Professeur P. 
Lebeau. avec la collaboration de MM. M.-M. Janot, M. Guillot, 
G. Valette, Y. Raoul, A. Morette, M. Chaigneau et P. Corriez. 

La législation du laboratoire d’analyses médicales, 2" Edition, 
de J. Desbordes. 


Notre Compagnie s’est réunie plusieurs fois en Comité secret 
pour discuter du statut des laboratoires de Biologie médicale 
dans les Hôpitaux de l’Assistance Publique, émettre un vœu de¬ 
mandant plus de libéralisme dans l’octroi des exonérations avec, 
en contre-partie, plus de sévérité pour les contrevenants à la rè¬ 
glementation sur les substances vénéneuses. Consultée par le Se¬ 
crétariat d’Etat à la Santé Publique sur diverses demandes d’exo¬ 
nérations de certains toxiques et sur des autorisations à la direc¬ 
tion de laboratoires d’analyses médicales, elle a chaque fois donné 
son avis motivé. 


L’aperçu d’ensemble des communications faites à notre tri¬ 
bune et dont la discussion est un des attraits de nos séances, peut 
se grouper arbitrairement, pour en faciliter l’exposé, en un cer¬ 
tain nombre de rubriques. 

En Pharmacie, MM. A. Vialard-Goudou et C. Richard ont 
étudié les problèmes posés par la distillation d’eaux tropicales 
à fortes concentrations en ions NOet en fer. Il est possible, en 
distillant en milieu permanganique et sulfurique, d’obtenir une 
eau distillée Codex. 

M. C. Jouve a examiné le râle du Pharmacien dans l’organisa¬ 
tion sanitaire du Pays, et M. R. Charonnat la consommation des 
antibiotiques dans les Hôpitaux de Paris. En collaboration avec 



— 24 — 


M. Miocque, il a indique un moyen de remédier à la cristallisa¬ 
tion spontanée du mélange de Bonain. 

En Chimie végétale, MM, M.-M. Janot, J. Le Men et Y. Ham- 
mouda ont signalé la présence de yohimbine dans Lochnera 
lancea, Apocynacée dite pervenche de Madagascar. 

MM. A. Le Hir, R. Goutarel, L.-O. Bejar et M.-M. Janot ont 
extrait un nouvel alcaloïde, la Flùvopèreirine, voisin de la Sem- 
pervirine, de Geissospermum laeve. 

M. R. Paris a mis en évidence la présence d’nn glucoside à pro¬ 
priétés ocytociques dans une Tiliacée africaine, Grewia Elysèoi. 
En collaboration avec M. G. Dillemann, il a montré l’intérêt de 
la chromatographie sur papier et de l’électrophorèse dans l’essai 
de deux espèces de Rauwolfia du Congo belge. Avec M me Moyse- 
Mignon, il a pu caractériser la choline chez un certain nombre 
d’espèces végétales dans lesquelles sa présence était encore igno¬ 
rée. 

MM. H. Hérissey, P. Fleury et P. Malangeau ont apporté quel¬ 
ques lumières sur la composition hétérosidique des espèces du 
genre Verbascum. 

M. R. Paris avec M. G. Faugeras a proposé diverses modifica¬ 
tions dans la technique du Codex, du dosage des alcaloïdes des 
Jusquiames, et estimé que la teneur de 0,05 % de la Pharmaco¬ 
pée internationale doit être préférée à celle de 0,20 % de la Phar¬ 
macopée française. 

Avec M. M. Durand, il a mis au point un dosage photométrique 
de l’aloïne pour l’essai des Aloès. 

Enfin M. P. Delav.eau a pu caractériser les thiourées dans les 
graines de divers Brassica par microméthode chromatographi- 
que. 

En Chimie organique, MM. R. Delaby, G. Tsatsas, R. Damiens 
et leurs collaborateurs ont préparé une série d’acétamidines-N- 
N’-disubstituées dont certaines présentent des propriétés anesthé¬ 
siques locales intéressantes. 

En Chimie analytique, M. A. Fouchet a indiqué une réaction 
colorée d’identification des trois tétracyclines, au moyen d’une 
solution de chlorure de zinc. 

MM. J.-A. Gautier, J. Renault et F. Pellerin ont décrit une 
méthode de dosage aleàliméirique des sels de bases organiques 
après précipitation sous forme de tétraphénylborures. Ils l’ont 
appliquée aux sels de bases organiques d’intérêt pharmaceuti¬ 
que, 

M. G: Le Moan a dosé l’alcool méthylique dans les sucs de 
fruits et diverses préparations pharmaceutiques à base de sucs 



— 25 — 


végétaux. Le cidre et son distillât en renferment des quantités 
fort appréciables. 

M. B. Gauthier et M""' L. Le Dreff sont parvenus à doser la 
méthionine dans les préparations pharmaceutiques par un sim¬ 
ple titrage bromométrique. Enfin MM. R. Charonnat et S. Cador- 
niga ont recherché les critères de pureté du cholestérol. 

En Chimie biologique, M. R. Ardry a étudié les caractères phy¬ 
sico-chimiques et immunologiques de la gelée royale. 

MM. J. Roche, P. Jouan, W. Wolff et R. Michel ont signalé 
la présence de l’acide 3,5,3’-triiodothyroacétique dans le.rein du 
Rat et examiné la répartition de cet acide dans les différents or¬ 
ganes, après son injection. 

M. R. Barré a montré que l’acide phytique se comporte comme 
un inhibiteur sur la digestion pepsique de différentes protéines. 

M. G. Dillemann a identifié les hétérosides cyanogénétiques en 
les hydrolysant sur le chromatogramme par une diastase et en 
caractérisant ensuite l’acide cyanhydrique par le réactif de 
Guignard. 

MM. J. Delga et J. Girard ont étudié l’hydrolyse enzymatique 
du chlorhydrate d’adiphénine et de quelques spasmolytiques 
voisins. 

M. A. Archambault a déterminé le pouvoir rotatoire et l’hydra¬ 
tation du stachyose. 

M. R. Charonnat a proposé avec M. Dong Cao Thuong, le nom 
générique de glucidosels pour les combinaisons du glucose avec 
les sels. En collaboration avec M. Miocque, il a, d’autre part, 
critiqué la réaction de caractérisation enzymatique sur papier, 
du glucose. 

En Biologie végétale, MM. R. Truhaut et G. Deysson ont suivi 
l’activité mitoclasique sur la cellule végétale de dérivés de l’ami- 
nocolcliicide, de la désacétylcolcliicine, de ses dérivés aminés et 
de produits de condensation de la colchicine avec la guanidine . 
En collaboration avec M. Mascré, ils ont utilisé les mêmes tech¬ 
niques dans l’étude de la thiocolchicine, de la N-désacétyl-thio- 
colchicine et de la N-mèthyldésacétylcolchicine. 

M. P. Lecat a montré que l’on peut améliorer la teneur eti mor¬ 
phine du pavot œillette par sélection généalogique. 

En Bactériologie, MM. J. Desbordes, G. Schuster, É. Fournier 
et leurs collaborateurs ont apporté une contribution fort utile à 
l’étude des tuberculines. L’immunité retardée proviendrait de 
l'effet progressif d’un bloc protéinolipidique. . 



— 26 - 


En Parasitologie, M. R. Cavier a propose une nouvelle techni¬ 
que d’essai des taenifuges sur les plathelminthes de la Souris. Il 
a effectué avec M. Chaslot des recherches sur les propriétés an- 
thelminthiques de la série cinnamique et notamment du cinna- 
mate de N-butgle. 

MM. J.-P. Stosskopf, H. Vayson de Pradenne et R. Vieille- 
fosse ont étudié quelques dérivés du 2-amino-5-nitrothiazol sur 
la trichomoniase du Pigeon. 

En Toxicologie, MM. F. Gaujolle, M. Lesbre et M llc D. Meynier 
ont communiqué sur l’influence de la ramification des chaînes, 
aliphatiques sur la toxicité des stannanes. Les tétraalcoyl son.t 
nettement moins toxiques que les tétraisoalcoylstànnanes. 

M. C.-F, Lapp, collaborant avec son père dans ses recherches 
sur la cinétique de l’élimination des substances toxiques, a étudié 
de ce point de vue le bismuthotartrate de sodium. Parallèlement, 
M. C. Lapp a comparé les résultats obtenus chez le Chien dans la 
cinétique complète de ce dérivé soluble du bismuth avee les don¬ 
nées de la pratique médicale. 

En Pharmacodynamie, M. G. Valette a présenté un film d’en¬ 
seignement très apprécié sur VAcétylcholine. Ce film, parlant et 
en couleurs, a été tourné avec M. Geffroy, en collaboration avec 
M. Rossignol et M 110 Morin. L’accueil flatteur qui lui fut réservé, 
tant aux Journées Pharmaceutiques Françaises que devant l’Aca¬ 
démie, prouve combien cette forme de coopération entre indus¬ 
triels et universitaires rend non seulement service au bon renom 
des produits français, mais aussi à l’enseignement supérieur. 

M. J. Cheymol a fait un exposé critique de la question du 
titrage de l’activité dés préparations anti-anémiques à base d’ex¬ 
traits de foie ou de vitamine B lr 

M. F. Caujolle, avec M ,lc D. Meynier et M. R. Goût, ont mon¬ 
tré chez le Chien que le pouvoir cholérétique de l’éthylisovanil- 
line est plus grand que celui de l’isovanilline, de la vanilline ou 
de l’éthylvanilline. Or les dérivés isovanilliques sont moins toxi¬ 
ques que les dérivés vanilliques homologues. 

MM. R. Gharonnat et P. Léchât ont étudié, par la technique 
préconisée par ce dernier, l’anesthésie cornéenne du Lapin à 
basse température et montré que les anesthésies répétées provo¬ 
quent l’apparition d’un phénomène d’anti-anesthésie. M. A. Que- 
vau viller et M" c S. Garcet n’ont pas retrouvé cette anti-anes¬ 
thésie en utilisant la méthode de Régnier, ce qui montre que les 
différences de techniques pour interroger un même phénomène! 
pharmacodynamique peuvent conduire à des résultats opposés. 

Avec M 11 ' M.-J. Laroche, M. A. Quevauviller a signalé que 
l’activité anesthésique locale de surface du chlorhydrate de co- 



mâ 21 — 


caïne est très diminuée chez le Lapin tuberculeux et avec M"' 
F. Segalen, il a montré, sur le nerf isolé, le rôle marqué de la 
perméabilité des gaines conjonctives dans l’activité relative des 
anesthésiques locaux de conduction. 

Enfin, avec M“° S. Garcet, il a comparé les propriétés pharma¬ 
codynamiques de la Phénytoïne et de son dérivé diéthylami- 
noéthyl. La substitution alcoylaminée fait apparaître des pro¬ 
priétés spasmolytiques et anesthésiques locales, mais non gan- 
glioplégiques. 

Si l’on ajoute à ces communications plusieurs plis cachetés 
déposés en cours d’année par M. C. Robineau (N os 67 et 68), M. 
H. Mascré (N° 69), MM. A. Nau, A. Charra et P. Rivoalen (N' 
70), M. R. V ieil.lefos.se (N“ 71), MM. G. Valette, R. Cavier, P. 
Rossignol et M. Huerre (N“ 72), vous voyez, mes chers Collègues, 
que l’activité scientifique de l’Académie en 1956, ne l’a en rien 
cédé à celle des années précédentes. 


Mes chers Confrères, permettez-moi de terminer ce long rap¬ 
port, par un commentaire sur un point particulier. La Pharma¬ 
codynamie et les travaux que l’on pourrait y rattacher l’ont 
emporté en 1956 pour le nombre des communications. Or, pas 
une seule ne concerne la psychopharmacologie, science nouvelle, 
vedette du récent Congrès international de Physiologie et qui 
n’est pas d’obédience strictement médicale. On peut, en effet, 
l’étudier sur des animaux comme le Rat, l’Opossum et le Singe. 
Faut-il déplorer cette carence ou s’en réjouir ? 

Je me contenterai, pour y répondre, de vous rappeler ces lignes 
prophétiques écrites en 1931 par Paul Valéry dans « Regards 
sur le Monde actuel » : 

« Imagine-t-on ce que serait un monde où le pouvoir de faire 
vivre plus vite ou plus lentement les hommes, de leur communi¬ 
quer des tendances, de les faire frémir ou sourire, d’abattre ou de 
surexciter leur courage, d’arrêter au. besoin les cœurs de tout un 
peuple, serait comme défini, exercé !... Que deviendraient alors 
les prétentions du moi ? Les hommes douteraient à chaque ins¬ 
tant s’ils seraient sources d’eux-mêmes ou bien des marionettes 
jusque dans le profond du sentiment de leur existence ». 

Ce « meilleur des mondes », nous le voyons paraître puisque 
désormais notre pouvoir présente un double visage : calmer les 
anxieux et redresser l’immoraliste, ou semer le doute dans la 
bonne conscience et faire brûler ce qui fut adoré. 

Il y a déjà longtemps que le stratège est soupçonné de jouer, 
selon la guerre ou la paix, de l’alcool ou du bromure. Faut-il 
lui donner et laisser à la discrétion de tous, des pouvoirs moins 



— 28 — 


anodins qui seront pour YHomo sapiens, un danger aussi grave 
que la menace atomique ? 

Puisque, jusqu’à maintenant, nul d’entre nous n’a pris la res¬ 
ponsabilité de telles études de Toxicologie mentale, laissons là 
ces réflexions amères. Nos prédécesseurs nous ont montré, avant 
le mot, qu’en psychopharmacologie, le travail est l’un des meil¬ 
leurs dérivatifs aux peines, aux soucis et au désespoir. L’activité 
de l’Académie en 1956 est sans doute le secret de la bonne hu¬ 
meur qui règne parmi nous. Que 1957 nous apporte, avec un 
labeur toujours renouvelé, autant de sujets de satisfaction qui 
réjouiront l’an prochain mon successeur et ami, Maurice 
Lachaux. 




— 29 — 


Allocution de M. A. Aubry, 

Président sortant. 


Mes chers Collègues, 

Vous avez bien voulu l’an passé me confier la présidence de 
l’Académie de Pharmacie. Avant de quitter cette fonction, je 
tiens à vous remercier vivement de l’honneur que vous m’avez 
fait en m’appelant à la direction de vos débats. J’y vois surtout 
le couronnement d’une carrière de cinquante ans d’activités phar¬ 
maceutiques et de trente années de présence en votre Compa¬ 
gnie. 

Ma reconnaissance est également acquise aux membres perma¬ 
nents de notre Bureau et particulièrement à notre Secrétaire gé¬ 
néral, le Doyen Fabre, véritable providence des présidents inex¬ 
périmentés. Notre archiviste le Professeur Janot et notre Tréso¬ 
rier M. Guerbet contribuent également avec beaucoup de dévoue¬ 
ment à la bonne tenue de nos réunions et à la pérennité de notre 
Académie. 

M. Quevauviller vient de faire défiler devant vous la longue 
liste des communications scientifiques dont nous ont fait profi¬ 
ter les membres du corps enseignant de nos Facultés de Phar¬ 
macie et de nombreux chercheurs. Ces travaux se rapportent aux 
disciplines les plus diverses ; ils nous démontreraient s’il était 
nécessaire que l’éventail des connaissances qui sont enseignées à 
nos confrères pharmaciens est remarquablement étendu. 

Si j’osais exprimer un regret ce serait de ne pas voir un plus 
grand nombre de travaux présentés en vue des prix fort nom¬ 
breux que nous distribuons chaque année. La même remarque a 
déjà été faite par l’un de mes prédécesseurs, M. Weitz. La re¬ 
cherche scientifique semble être actuellement moins pratiquée 
par les pharmaciens praticiens qu’elle ne l’était dans le passé. 
Je sais bien que les officines des grandes villes disposent de 
moins d’espace pour loger le matériel nécessaire de plus en plus 
onéreux. Cependant certains travaux de recherche relatifs aux 
sciences naturelles et en particulier à la génétique auraient tout 
intérêt à être effectués en des lieux où l’espace disponible indis¬ 
pensable ne leur serait pas ménagé. Le moment serait mal venu 
pour l’étude approfondie d’un tel sujet. Je dois sans tarder de¬ 
mander au nouveau Bureau d’entrer en fonction. 

Je prie M. le Professeur Mascré de prendre la présidence et 
j’invite M. Lfjcoq et M. Lachaux a occuper, le premier le fau¬ 
teuil de vice-président et le second celui de secrétaire annuel. 




Allocution de M. M. Mascré, 

Président pour 1957. 


Mes chers Collègues, 

J’ai d’abord l’agréable devoir de vous remercier pour l’hon¬ 
neur que vous m’ayez fait en m’appelant à présider notre Aca¬ 
démie. C’est pour moi le couronnement d’une carrière qui 
s’achève, et j’en sens tout le prix. Je ferai de mon mieux pour 
ne pas être trop inférieur à ma tâche. J’éprouve parfois, à la 
remplir quelque gêne... Notre dévoué Secrétaire Général m’y a 
souvent aidé ; je l’en remercie ; je suis sûr qu’il m’apportera 
encore son appui et je suis convaincu que m’aidera aussi mon 
coadjuteur Lecoq. 

Mesdames, Messieurs, 

Je dois maintenant prononcer l’allocution rituelle que 150' pré¬ 
sidents ont prononcée avant moi. Que dire ?... Entraîné par la 
déformation professionnelle, j’ai choisi de vous parler de... Bota¬ 
nique : « La Botanique et le Pharmacien ». Ce n’est pas une 
fable... Je me bornerai à parler des végétaux supérieurs, car il 
faut savoir se limiter, et le sujet offre encore une matière suffi¬ 
sante pour de longs discours et de vastes pensées. 

Des nécessités professionnelles obligent le pharmacien à bien 
connaître quelques-uns des chapitres de la Botanique. La justi¬ 
fication de son monopole résulte de sa responsabilité : il est 
responsable de l’identité et de la qualité des produits qu’il dé¬ 
livre, en nature ou sous forme de préparations diverses. Les 
produits d’origine végétale tiennent encore une place importante 
parmi les matières pharmaceutiques : plantes entières, organes 
végétaux (écorces, racines, feuilles, fleurs et fruits, graines), for¬ 
mes galéniques (poudres, teintures, extraits), principes immé¬ 
diats tirés des drogues... 

Le problème de l’identification des plantes et des drogues' va 
gétaïes ne se pose guère, pratiquement, pour le pharmacien d’of¬ 
ficine. 11 est de première importance pour le droguiste, pour le 
fabricant de produits galéniques, pour le fabricant de principes 
immédiats médicamenteux : alcaloïdes, hétérosides et autres. 

Il est dés substitutions classiques : on cite encore les empoi¬ 
sonnements provoqués par une confusion entre la « fausse An- 
gusture » (un Strychnos) et l’Angusture vraie : il y a peu de 
chance pour que cela se renouvelle. Mais des substitutions, invo¬ 
lontaires ou non, connues depuis longtemps se présentent encore 



— 31 


couramment : fleurs de Genêt d’Ëspagne substituées à la fleur 
du Genêt à balais, -— fleurs de Prunellier substituées ou mêlées 
à la fleur d’Aubépirie, — feuilles de Noisetier remplaçant les 
feuilles d’Hamamélis. Si ces substitutions ne sont pas dange¬ 
reuses, elles remplacent une drogue possédant une activité don¬ 
née par une drogue d’action différente. D’autres substitutions 
sont au contraire la source d’intoxications plus ou moins gra¬ 
ves. Le commerce livre aux fabricants des Aconits de l’Inde, beau¬ 
coup plus toxiques que la racine officinale. J’ai eu personnelle¬ 
ment connaissance d’accidents survenant après administration 
d’un extrait de Galéga..., qui avait été préparé avec la feuille de 
Lupin ; j’ai eu à examiner des feuilles livrées à un droguiste 
comme feuilles de Guimauve : c’étaient des feuilles de Digitale 
d’Espagne ; parmi divers sacs dont les feuilles étaient destinées 
à la préparation de cigarettes antiasthmatiques, certains renfer¬ 
maient des feuilles de Digitale. Et. l’on pourrait allonger la liste... 
Des industriels ont eu des mécomptes onéreux parce que, n’ayant 
pas procédé à l’identification de leur matière première, ils n’ont 
pas obtenu la substance attendue : faux Quinquinas, faux Ipé¬ 
cas, faux Yohimbe, faux Rauwolfia, etc. 

L’identification préalable de la matière première s’impose en¬ 
core avànt toute reoherche sur la composition chimique d’une 
drogue nouvelle, particulièrement dans le cas de drogues exo¬ 
tiques : c’est parce qu’elle a été négligée que se présentent les 
incertitudes, les contradictions, les échecs dans l’étude de la com¬ 
position chimique des Strophanthus et autres Apocynacées, des 
Quinquinas et autres Rubiacées, des diverses espèces de Digi¬ 
tale... 

La Matière médicale n’est plus uniquement, comme à ses 
débuts, une description des drogues, elle joint à cette des¬ 
cription des recherches chimiques et pharmacodynamiques, mais 
ici encore, sa première obligation consiste dans l’identification 
de la matière première. 

Le pharmacien ne saurait, cependant, se borner à la connais¬ 
sance des plantes et drogues indigènes ou exotiques employées 
en thérapeutique. Il est souvent, en dehors des grandes villes, 
amené à identifier une plante, un rameau feuillé, un fruit : - 

parce que cette plante a envahi un jardin, un pré, — parce qu’elle 
est soupçonnée d’avoir provoqué des accidents, plus ou moins 
graves chez le bétail ou chez l’homme — parce qu’on la dit effi¬ 
cace contre quelque affection banale (la médecine populaire et les 
guérisseurs de nos campagnes utilisent beaucoup de plantes indi¬ 
gènes et le thaumaturge garde secrètes les plantes qu’il emploie) 
-- ou encore, c’est une plante parasitée qui présente des défor¬ 
mations énigmatiques ; — enfin, et c’est certainement le cas le 
plus fréquent, il s’agit de savoir si tel champignon est nocif ou 
non.... 



— 32 — 


Des questions de, cette nature sont posées plus souvent que 
l’on ne croit à nos confrères ; je reçois à ce sujet suffisamment 
de demandes de renseignements pour en avoir la certitude. Et 
je crains que trop souvent, le pharmacien, ne sachant que répon¬ 
dre, « perde la face ». 

Les questions posées sont généralement faciles. J’en emprunte’ 
quelques exemples à mon expérience personnelle. 

Un pharmacien est consulté dans un cas d’empoisonnement de 
bétail dans une pâture: il sagit de capsules de Colchique. Un autre 
confrère se trouve devant une question analogue : il incrimine 
l’Œnanthe safranée et le laboratoire, consulté, confirme sa diagno¬ 
se. Des enfants sont malades après avoir mangé de « petits fruits 
rouges » cueillis dans une haie ; notre confrère, interrogé, recon¬ 
naît les baies de Bryone. Des estivants ont cueilli ce qu’ils 
croyaient être des myrtilles ; ils sont déçus par leur saveur 
très désagréable : ce sont les fruits d’un Chèvrefeuille sauvage. 
Ne croyez-vous pas que le pharmacien qui répond à des questions 
de cet ordre y gagnera une juste considération ? N’en sera-t-ii 
pas de même s’il reconnaît dans des plantes dont on lui demande 
si elles sont vraiment antidiarrhéiques ou purgatives un Géra¬ 
nium, la Salicaire ou la Mercuriale ? 

Et voici encore deux petits faits, personnels, où la connais¬ 
sance des drogues m’a permis de faire (je m’en excuse auprès de 
notre Doyen) œuvre de toxicologue. Premier fait : des enfants sont 
intoxiqués et l’on envoie à la pharmacie de l’hôpital les vomisse¬ 
ments pour « expertise toxicologique ». Cela est vite fait. L’exper¬ 
tise est rapide : il y a, dans les vomissements, des graines de 
Datura. Deuxième cas : cinq ou six employés d’une administra¬ 
tion sont amenés à l’hôpital dans un état pitoyable et inquiétant : 
coliques et vomissements intenses ; ils ont grignoté des graines 
qu’un camarade.a rapportées d’Indo-Chine : ce sont des graines 
de Croton. 

Je m’excuse de cette énumération de petits faits : ils montrent 
combien le pharmacien peut tirer profit de ses connaissances de 
Botanique et de Matière médicale, au bénéfice de cette « santé 
publique »... et privée qu’il a mission de défendre. 

Pour répondre aux questions type que je viens d’énumérer, 
que faut-il savoir ? L’organographie, la systématique, l’anatomie 
végétales. L’organographie décrit les aspects et les dispositions 
des racines, des tiges, des feuilles, l’organisation florale, la struc¬ 
ture des fruits, les caractères des graines. La Systématique, les 
espèces étant définies, les répartit en genres, en familles, en 
Ordres, en classes... Elle effraie souvent les étudiants (bien faciles 
à effrayer, d’ailleurs). Cependant, l’enseignement de la Systé¬ 
matique n’est plus ce qu’il était il y a vingt ans ; il a. été con¬ 
densé, raisonnablement, mais sensiblement. Et le pharmacien, à 
l’exception de quelques tâches particulières dont je parlerai dans 



— 33 — 


un instant, peut se borner à bien connaître la flore de sa région. 
Quant à l’anatomie, elle est enseignée aux T.P. de Micrographie, 
dans un but essentiellement pratique, encore que fondé, évidem¬ 
ment, sur l’organisation générale des organes et des tissus. Cette 
orientation donne au pharmacien une compétence particulière : 
cela se sait ; c’est souvent à nos laboratoires que des administra¬ 
tions ou des particuliers non pharmaciens s’adressent pour l’éta¬ 
blissement d’une diagnose. 

J’ai dit que quelques pharmaciens ont besoin d’une connais¬ 
sance plus étendue de la Systématique. Je pense à ceux qui sont 
chargés, dans les territoires d’Outre-mer, de la prospection des 
plantes auxquelles les indigènes attribuent des propriétés toxiques 
ou thérapeutiques. On sait que de nombreuses espèces sont uti¬ 
lisées qui ont été connues par cette voie. Il ne faut pas penser 
que l’ère des découvertes intéressantes en ce domaine est close. 
Parmi les acquisitions plus ou moins récentes, on peut citer 
entre autres : les Yohimbe, les Rauwolfia, l’Ammi Visnaga, les 
Moringa, les Lithospermum (les Vulgaires « Grémils » de nos ré¬ 
gions), les Pétasites. 

Autre problème pratique de Botanique appliquée : celui de la 
récolte, éventuellement de la culture, des plantes médicinales. 
Dans la récolte, bien des erreurs, qui sont parfois involontaires, 
des confusions dues à l’ignorance du récôlfeur : le pharmacien est 
tout indiqué pour le guider. La culture se recommande et, sou¬ 
vent s’impose ; elle est entrée dans la pratique depuis que, con¬ 
trairement à une ancienne opinion, on sait que les plantes culti¬ 
vées sont aussi actives que les plantes sauvages et peuvent être 
améliorées par un choix judicieux des races, du terrain, des 
conditions climatiques, par l’apport calculé d’engrais choisis. 
Des pharmaciens se sont attachés à ces problèmes et bien des 
recherches sont à faire encore, qui seraient intéressantes et pas 
seulement du point de vue pratique. Ici, des connaissances de 
physiologie et d’agronomie sont nécéssaires. Après la guerre de 
1914-1918, les pouvoirs publics avaient compris l’intérêt de la 
question ; un Office pour la production des plantes utilisées par 
la pharmacie, par la distillerie, par la parfumerie, avait été créé 
sous la direction du Professeur Perrot. L’effort avait été payant : 
la France était devenue exportatrice de plantes médicinales et de 
plantes à essence. Puis, l’Office fut dissous, malgré la valeur du 
travail accompli. Actuellement, un centre d’expérimentation 
existe, à Milly, ,en relation avec le Centre de documentation et 
d’essai du Laboratoire de Matière médicale. 

Il est encore deux champs d’activité pharmaceutique qui sont 
en rapport étroit, quoique non exclusif, avec la Botanique. 

C’est d’abord la Phytopharmacie. Le ternie est relativement 
nouveau, la chose l’est moins. Car il y a longtemps que l’on 
traite les affections de la Vigne... Mais la Phytopharmacie a consi- 



— 34 — 


dérablement étendu son domaine et s’applique à bien d’autres 
espèces végétales, de la Pomme de terre au Palmier à huile, des 
Céréales aux arbres fruitiers. On peut juger facilement de son 
extension par un simple coup d’œil sur le Bulletin signalétique 
du C.N.R.S., dont chaque numéro contient de 400 à 150 indica¬ 
tions bibliographiques se rapportant à la Phytopharmacie. 

De quoi s’agit-il ? De protéger les cultures contre leurs para¬ 
sites et leurs prédateurs. Ici, le malade, c’est la plante ; l’agent 
pathogène c’est le champignon, la bactérie, le virus. Les orga¬ 
nismes animaux sont plus exactement des prédateurs que des 
parasites. Et l’on retrouve en Phytopharmacie les mêmes cha¬ 
pitres que dans la Pharmacie humaine. C’est l’observation de la 
plante et de son développement (car les traitements ne s’ap¬ 
pliquent pas à un moment quelconque de celui-ci), de sa résis¬ 
tance propre aux agents thérapeutiques employés : nocif pour 
le parasite, le médicament ne doit pas endommager le malade. 
C’est encore au botaniste qu’il appartient de préciser la nature 
et le mécanisme des dommages subis et de déterminer le para¬ 
site : champignon, bactérie, virus, car si champignons et bactéries 
sont l’objet d’une discipline particulière, ce sont bien des végé¬ 
taux. Au zoologiste il appartient d’identifier les parasites ou 
prédateurs animaux. La préparation, l’essai des agents employés, 
dont un petit nombre seulement sont de nature végétale, sont du 
domaine de la Pharmacie chimique, la préparation des formes 
d’administration est du domaine de la Pharmacie galénique. Je 
n’aurai garde d’oublier la Toxicologie, qui a pour rôle : de pro¬ 
téger l’utilisateur contre les dangers de manipulation de certains 
produits et de s’assurer que l’application des agents phytothéra¬ 
peutiques n’entraîne aucun inconvénient pour le consommateur 
futur des produits traités. 

La Phytopharmacie doit être étendue, en raison de l’utilisation 
maintenant fréquente des hétéroauxines, substances synthétiques 
accélérant ou inhibant la croissance, selon la dose : au retard de 
la floraison des arbres fruitiers, à la récolte des fruits, à la con¬ 
servation des pommes de terre, au désherbage, au bouturage, à 
la production de fruits parthénocarpiques. 

De l’exercice de la Phytopharmacie, nos confrères ne tireront 
peut-être pas toujours une augmentation substantielle de leurs 
bénéfices ; ils sont assurés d’en tirer un bénéfice moral, une 
augmentation de leur prestige. 

C’est aussi le but que se propose le mouvement de l’U.T.I.P. 
Ses adeptes vont plus loin. Ils pensent que le pharmacien peut 
jouer le rôle de conseiller agricole, contribuer à l’enseignement 
agricole postscolaire (quelques-uns le font), procéder à l’analyse 
des terres et des engrais, déterminer le pouvoir germinatif d’un 
lot de semences. Il est certainement souhaitable que les phar¬ 
maciens apportent ainsi leur concours à l’économie rurale. Ils y 



— 35 — 


sont préparés, jusqu’à un certain point, par l’enseignement poly¬ 
technique de nos Facultés : le cours de Botanique, par exemple, 
comprend maintenant des notions d’Agronomie. Cependant, un 
enseignement complémentaire ne serait' pas inutile : il faut se 
garder des erreurs possibles, qui ne manqueraient pas d’être sévè¬ 
rement et malicieusement relevées. 

J’ai envisagé, jusqu’ici, les applications professionnelles de la 
Botanique. Est-ce à dire que son enseignement doit être exclusive¬ 
ment utilitaire et, pour ainsi dire, technique ? On ne saurait 
l’admettre. Les diagnoses, les identifications, dont j’ai parlé, ne 
considèrent de la plante que sa forme extérieure, et son organisa- 
tiQn interne.... Mais la plante est un être vivant, qui se développe, 
qui se reproduit, qui réagit aux conditions extérieures et s’y 
adapte, plus ou moins facilement, dans les limites imposées par 
la contrainte héréditaire spécifique. Il y a donc une Physiologie, 
une Biologie végétales. 

On ne saurait concevoir une Biologie générale sans prendre 
en considération, à côté du comportement de l’animal, celui du 
végétal. L’élément fondamental de l’un et de l’autre est la cel¬ 
lule, donl la première,notion, bien vague encore, est due à l’obser¬ 
vation d’un tissu végétal, le liège ; il n’y a que des différences 
secondaires, entre cellule animale et cellule végétale. L’organisa¬ 
tion générale, les processus de la division nucléaire et de la fécon¬ 
dation sont les mêmes. Les premières phases biochimiques de la 
fermentation alcoolique et de la contraction musculaire sont iden¬ 
tiques, comme sont identiques les mécanismes intimes de la 
respiration en aérobiose... A la compréhension des phénomènes 
de la vie en général, la connaissance de la Cytologie et de la 
Physiologie végétales est indispensable. Sur certains points, l’or¬ 
ganisme végétal se prête particulièrement à l’observation et à 
l’expérience : c’est le cas des méristèmes radiculaires, ou de la 
formation du grain de pollen pour l’étude de la division cellu¬ 
laire ; cl les premières définitions de l’enzyme (le « ferment 
soluble » à l’époque) ressortent des observations faites sur l’amy¬ 
lase de l’Orge. 

Les plantes supérieures jouent, dans le monde vivant, un rôle 
qui leur appartient en propre : elles réalisent, par la photosyn¬ 
thèse, à partir des substances les plus simples : l’anhydride car¬ 
bonique, l’eau, les sels minéraux, à la lumière, dans le silence et 
l’immobilité, la synthèse de molécules organiques innombrables 
et des plus diverses, dont se nourriront animaux, champignons et 
la très grande majorité des bactéries. Leurs restes, fossilisés 
depuis quelques centaines de millions d’années, nous fournissent 
encore la houille. Cette fonction créatrice merveilleuse fait de la 
plante verte le plus expert, le plus fécond des chimistes... J’ai lu, 
il y a quelque quinze ou vingt ans, un roman dont j’ai oublié le 
titre et l’auteur, mais dont j’ai retenu la teneur. L’auteur imagine 



— 36 — 


qu’une maladie mystérieuse, épidémique, ronge le fer et l’acier : 
les usines s’écroulent, les machines se disloquent ; les rails 
tombent en poussière et l’humanité se trouve ramenée à des cen¬ 
taines de millénaires en arrière, à l’âge de pierre. Imaginez, par 
analogie, qu’une maladie, mystérieuse, elle aussi, épidémique, 
elle aussi, atteigne, détruise la chlorophylle. Par extension pro¬ 
gressive, tous les êtres vivants en seront frappés, tous périront ; 
seules subsisteront quelques algues ou bactéries qui construisent 
leur propre matière par chimiosynthèse. Cette fonction chloro¬ 
phyllienne, on commence à bien la connaître et à la domestiquer 
au profit de l’homme. On espère, par la culture de petites algues 
vertes, apporter à l’homme, plus sûrement que par les pastilles 
synthétiques auxquelles pensait, si je ne me trompe, Marcellin 
Berthelot, un surcroît d’aliments dont l’humanité a grand 
besoin... Exemple instructif entre tous de l’utilité de recherches 
d’abord théoriques qui conduisent à des applications de pre¬ 
mière importance. 

Bien d’autres progrès ont été faits par la science des végétaux, 
et l’homme, de plus en plus, sait en modifier la forme, le compor¬ 
tement, influencer leur développement. Les croisements géné¬ 
tiques ont donné naissance à des races, même à des espèces nou¬ 
velles, plus belles, plus résistantes aux maladies parasitaires, 
mieux adaptées à des climats particuliers, plus riches en prin¬ 
cipes utiles, et ces expériences, d’intérêt pratique évident, ont 
largement contribué à la compréhension des mécanismes de 
l’hérédité chromosomique. Mieux encore, on sait modifier le stock 
chromosomique, le doubler, par exemple, par l’action de la col- 
chicine et autres agents mitoclasiques et l’on a obtenu des races 
tétraploïdes de Datura, de Lobélie, dont le titre alcaloïdique est 
supérieur à celui des races naturelles. 

L’action nécessaire des alternatives, saisonnières ou journa¬ 
lières du chaud et du froid (thermopériodisme), que les « phyto- 
trons » permettent d’analyser, l’influence de la durée d’éclaire¬ 
ment journalière (photopériodisme) modifient la marche habi¬ 
tuelle du développement, transforment les blés d’hiver en blés de 
printemps, avancent ou retardent l’époque de la floraison. 

Beaucoup de ces phénomènes ne peuvent être éclairés et com¬ 
pris sans une culture physico-chimique sérieuse. Les botanistes 
ont emprunté leurs techniques à la Chimie, à la Physique. Par 
réciprocité, ils ont enrichi la première de nombreuses substances 
nouvelles, et, ce qui peut paraître paradoxal, ils ont contribué aux 
progrès de la Physique... En effet, les premiers travaux concer¬ 
nant l’osmose et ses lois sont dus à des botanistes : Dutrochet, 
Peeffer, De Vries. C’est peut-être (je n’en suis pas absolument 
certain), Tswett qui, pour séparer les pigments de la feuille, a, 
le premier, utilisé la chromatographie sur colonne. 

C’est un botaniste français, Devaux qui, le premier, a réalisé 
les films monomoléculaires ; c’est lui aussi qui a mis en évidence 



— 37 


l’orientation des molécules dans ces films et la matière vivante. 
Il m’est agréable d’ajouter que Devaux, dont les travaux de Phy¬ 
siologie végétale sont remarquables, était pharmacien. 

Toutes ces acquisitions de la science botanique, toute cette Phy¬ 
siologie, cette Biologie doivent-elles rester étrangères au phar¬ 
macien, alors qu’elles sont au programme de la propédeutique 
scientifique ou médicale ? Evidemment non... Ce serait d’autant 
plus regrettabble que les pharmaciens ont apporté, aux progrès 
de la Botanique, une importante contribution. C’est ce que je vou¬ 
drais maintenant mettre en lumière. Je ne pourrai pas tout dire : 
il y faudrait un volume ; je me bornerai à rappeler les plus impor¬ 
tants de leurs travaux, ne citant nommément que les disparus, 
conservant, par discrétion pour les vivants, un anonymat, d’ail¬ 
leurs transparent.... Ils voudront bien m’en excuser. 

La contribution des pharmaciens à la Systématique, pour être 
modeste, n’est cependant pas négligeable : nombreuses mono¬ 
graphies, quelques flores locales, la flore de l’Algérie, de Battan- 
dier, les études de géographie botanique, de Lecoq, des prospec¬ 
tions, comme celles de Perrot outre-mer. 

Leur part est considérablement plus importante en organogra- 
phie, en organogénèse, en anatomie : travaux de Trécul, de 
Chatin, de Planchon, de Collin, de Perrot, Guéguen, Lutz, 
Guérin, Goris, et de bien d’autres. L’œuvre de Chatin mérite une 
mention particulière, parce que, dans son traité d’Anatomie com¬ 
parée, il a envisagé les rapports anatomiques entre familles 
affines et les modifications de structure dues à l’action du milieu. 

A l’Organogénèse ont été consacrées de nombreuses publica¬ 
tions. Guignard s’est intéressé au développement de la graine et 
Guérin a fait une étude magistrale, classique, du développement 
du fruit et de la graine des Graminées. Le développement de 
l’embryon à partir de l’œuf, avait été étudié de façon fragmen¬ 
taire. L’un des nôtres a consacré toute son œuvre à l’embryogé¬ 
nie, établi les lois de l’embryogénèse, établissant les bases d’une 
embryogénie comparée qui permet de résoudre des questions 
litigieuses concernant les affinités, les filiations des familles : il 
a créé une école dont l’influence s’étend bien au delà de nos 
frontières. 

En Cytologie, un nom domine : celui de Guignard. De son 
œuvre, si vaste-et si féconde, ressortent plus particulièrement ses 
études de la division nucléaire et de la réduction chromatique, et 
la découverte de la double fécondation. 

La Cytologie est restéé en honneur dans le laboratoire qui fut 
le sien. Elle a évolué dans le sens expérimental. Les recherches 
ont porté sur l’action qu’exercent de nombreuses substances sur 
la structure de la cellule, sur sa perméabilité, sur les modifica¬ 
tions des processus cinétiques sur la germination, sur la crois¬ 
sance. Ainsi ont été étudiés, entre autres : les anesthésiques vola- 



— 38 — 


tils, la colchicine et ses dérivés, de nombreuses substances mito- 
clasiques, dont certaines nouvelles, les barbituriques, quelques 
nuéléotides. Actuellement l’expérimentation porte sur les radio- 
mimétiques et leurs antagonistes ; leur intérêt résulte de leur 
action mitodépressive, dont on espère qu’elle peut être utilisée 
dans la lutte contre les cancers. 

II s’agit là de Pharmacodynamie, la cellule végétale représen¬ 
tant ce qu’est l’animal d’expérience ou la culture de tissus ani¬ 
maux dans les travaux de Pharmacodynamie en général. 

La composition chimique des végétaux intéresse directement 
la Botanique 4 elle est l’introduction indispensable à la Physiolo¬ 
gie végétale. Dans ce domaine, l’œuvre des pharmaciens est pré¬ 
pondérante : 

dans l’étude des alcaloïdes : Pelletier et Caviïntou, Gallois 
et Hardy, Tanret, Léger, 

dans l’étude des osides : Tanret, encore, et Léger, et surtout 
Bourquelot, Bridel, leurs collaborateurs et leurs élèves, Goris ; 

dans l’étude des enzymes : Bourquelot et son école, 

pour ne citer que les travaux les plus importants. L’œuvre de . 
nos aînés est poursuivie par de dignes successeurs. 

Pour juger du rôle d’un principe immédiat, quel qu’il soit, 
dans la vie de la plante, la connaissance de sa structure est indis¬ 
pensable : elle a été souvent déterminée par les auteurs précités.. 

Ce rôle éminent des pharmaciens en Chimie végétale vient de 
recevoir une éclatante consécration, puisque. c’est à l’un des 
nôtres que le C.N.R.S. confie la direction de l’Institut consacré à 
l’étude des principes immédiats d’origine végétale. 

Au problème de la localisation des principes immédiats se sont 
intéressés Guignard, Guérin, Goris. Un autre problème est celui ' 
de leurs variations quantitatives au cours du développement ou 
sous l’influence des conditions culturales. II a souvent été abordé. 
Je citerai à ce propos les recherches de Guignard sur les migra¬ 
tions de substances dans la greffe et les recherches consacrées 
par d’autres à la chimie des hybrides. 

Bien d’autres questions de Physiologie végétale ont retenu 
l’attention de nos confrères. Devaux, déjà cité, a effectué d’im¬ 
portants travaux sur les échanges gazeux de la plante, sur la 
captation et sur les échanges d’ions par les tissus. Gerber a étu¬ 
dié la maturation des fruits. Ville a fait d’importants travaux 
sur les engrais. Les travaux de Javillier sur les éléments oligo- 
dynamiques sont classiques ; Lutz, Bach ont étudié la nutrition 
azotée, plus spécialement celle des Champignons. 

Mon palmarès est très incomplet : j’aurais pu citer beaucoup 
d’autres noms, évoquer beaucoup d’autres travaux... et j’ai laissé 
dans l’ombre l’œuvre non moins importante des pharmaciens en 
Cryptogamie et en Bactériologie. Pourtant, je crois que mon 



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exposé, après avoir dit l’utilité de la Botanique pour le pharma¬ 
cien, a suffisamment montré la part considérable qu’ont prise 
nos confrères dans le développement de cette science des végé¬ 
taux qu’on a parfois appelée la science « aimable ». Moins spec¬ 
taculaire que la Physique nucléaire, la Botanicjue a réalisé, au 
bénéfice de la connaissance du monde vivant, et au profit de 
l’homme, des conquêtes considérables, dont l’étendue et la valeur 
sont quelque peu méconnues. J’espère avoir réussi à en montrer 
l’importance et l’intérêt. 

On pourrait me reprocher d’avoir parlé avec une complaisance 
excessive de la science que je cultive et que j’enseigne depuis cin¬ 
quante ans. Veuillez m’en excuser : je me suis comporté en bon 
pharmacien, puisque celui-ci ne manque pas de faire, en faveur 
de sa « spécialité », la publicité indispensable à son succès. 





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LA VIE ET L'ŒUVRE SCIENTIFIQUE DE J. E. LÉGER 
( 1849 - 1939 ), 

par M. R. Paris. 


Bien qu’ayant honoré et servi grandement notre profession à 
la fois par sa vie exemplaire, par son travail et par les résultats 
acquis au point de vue scientifique, Jean-Eugène Léger, ancien 
président de la Société de Pharmacie et membre de l’Académie 
de Médecine, n’a fait l’objet (à part deux courtes notices nécrolo¬ 
giques dans le Journal de Pharmacie et de Chimie et dans !le 
Bulletin des Sciences pharmacologiques ) d’aucune biographie 
d’ensemble. 

Son nom ne se trouve ni dans « Figures Pharmaceutiques Fran¬ 
çaises », ni dans un livre récent sur les « Grands Pharmaciens ». 
Ce fait n’a pas échappé à notre Secrétaire Général, le Doyen R. 
Fabre, qui m’a demandé de réparer cet oubli. Je le fais bien 
volontiers, d’autant plus qu’il m’arrive bien souvent de citer les 
travaux de Chimie végétale de Léger au cours de Matière médi¬ 
cale, et que, récemment, par un heureux hasard, j’ai eu l’occa¬ 
sion, à propos d’un travail sur les aloès, de vérifier l’habileté opé¬ 
ratoire et la sûreté de jugement de Léger. 

Jean-Eugène Léger naquit le 7 mars 1849 à Auteuil qui, à cette 
époque, était un village voisin de Paris, non encore rattaché à la 
Capitale. Il ne vint que tardivement à la Pharmacie. En effet, ses 
parents, commerçants aisés, voulant en faire un négociant, le 
placèrent en apprentissage dans la quincaillerie. Au début, le 
jeune Léger, en contact avec des gens très humains et agréables, 
s’accommoda fort bien de cette situation, mais lorsqu’il changea 
de patron, à la fin de son apprentissage, il se désintéressa de son 
métier et décida de s’orienter vers la Chimie. 

Ne possédant aucun diplôme, il ne pouvait guère envisager que 
de faire un stage dans l’industrie comme chimiste. C’est à ce 
moment que la rencontre heureuse a-vec un pharmacien d’Au- 
teuil, Charles Maître, en même temps directeur de l’Usine de 
Saint-Denis de la Pharmacie Centrale, devait décider de son ave¬ 
nir. Ce fut Charles Maître qui l’encouragea à faire sa Pharmacie, 
lui montrant qu’ainsi il acquerrait non seulement une situation, 
mais aussi de solides connaissances de Chimie. Mais il fallait, au 
préalable, que Léger fit ses études secondaires. Il se mit coura- ! 
geusement au travail. Son effort fut récompensé et, à 21 ans, en 



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juillet 1870, Léger était bachelier ès Sciences. Après une courte 
interruption due à sa mobilisation comme garde mobile pendant 
la guerre de 1870 L 1871, Léger put enfin entrer comme stagiaire 
en Pharmacie pour une durée de 3 ans, à Auteuil, chez Charles 
Maître, le pharmacien qui l’avait si utilement conseillé. Ses 
études à l’Ecole Supérieure de Pharmacie furent brillantes : en 
dehors d’un prix de travaux pratiques, chaque année il fut lau¬ 
réat des concours généraux, obtenant deux seconds prix et un 
premier prix. Au cours de ses études, en 1875, reçu brillamment 
Interne des Hôpitaux dans une promotion qui devait compter 
quatre Pharmaciens des Hôpitaux : Bourquelot, Guinochet, 
Léger et Viron, il exerça ses fonctions à l’Hôpital de la Charité, 
sous la direction de Fordôs, puis de Personne comme Pharma¬ 
ciens-Chefs. 

Il fut lauréat des Hôpitaux de Paris avec une première men¬ 
tion en 1876 et un 2“ prix (médaille d’argent) en 1879. La même 
année, il obtenait son diplôme de Pharmacien de l re Classe et 
peu après s’installait Pharmacien d’officine à Brunoy (Seine-et- 
Oise) où il devait rester pendant cinq ans, jusqu’en 1884. 

Mais, repris par le désir de faire des recherches, il cède sa phar¬ 
macie à l’un de ses anciens élèves et rentre au laboratoire de 
Jungfleisch, alors professeur au Conservatoire National des Arts 
et Métiers, et dont il fut le collaborateur pendant de nombreuses 
années, collaboration qui se poursuivit quand Jungfleisch devint 
professeur au Collège de France. Deux ans plus tard, en 1886, 
reçu Pharmacien des Hôpitaux, il pouvait enfin disposer d’un 
laboratoire personnel. Il accomplit sa carrière hospitalière d’abord 
à Trousseau (1886-1887), puis au vieil Hôpital Beaujon de la rue 
du Faubourg Saint-Honoré (1887-1910), enfin à l’Hôpital Saint- 
Louis (1911-1916) où il fut atteint par la limite d’âge en 1916, 
mais continua ses fonctions jusqu’à la fin de la guerre. 

Jean-Eugène Léger fut membre et lauréat de nombreuses So¬ 
ciétés savantes. 

La Société de Pharmacie l’accueillit en 1884, il en fut le Secré¬ 
taire annuel en 1891 et le Président en 1903, année pendant 
laquelle notre Société célébra le centenaire de sa fondation et 
où Léger fit une remarquable lecture sur l’évolution de la Phar¬ 
macie pendant le XIX" siècle. 

Léger fit également partie de la Société de Thérapeutique et 
de la Société chimique dont il fut un membre très actif. L’Aca¬ 
démie des .Sciences e t l’Académie de Médecine lui attribuèrent 
de nombreuses récompenses : Prix Buignet en 1909, Prix Bar- 
ru: R et Prix Jecker en 1921. Comme membre de la Commission 
permanente du Codex, il participa à la rédaction de nombreux 
articles du Codex de 1908 et de ses suppléments ; il a contribué 
à celui de 1937. En 1913, il était élu membre de l’Académie de 
Médecine. 



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De nombreuses Sociétés étrangères, reconnaissant la haute va¬ 
leur de ses travaux scientifiques, l’accueillirent dans leur sein et - 
lui attribuèrent des récompenses. C’est ainsi que Léger était 
membre d’honneur de la Deutsche Pharmaceutische Gesellschaft, 
de la Pharmaceutical Society de Grande-Bretagne, du Philadel¬ 
phia College of Pharmacy, de la Société Royale de Pharmacie de 
Bruxelles. Il eut l’honneur de recevoir, pour ses travaux de 
Pharmacologie, en 1911, à Londres, la médaille Hanbury dotée 
non seulement d’une véritable médaille d’or, mais de 50 livres 
sterling ! somme considérable pour l’époque. Savant modeste, 
s’occupant davantage de ses travaux de laboratoire que de la re¬ 
cherche des honneurs, Léger ne reçut guère de décorations : ce 
n’est qu’en 1921'qu’il fut Chevalier de la Légion d’Honneur. 

Resté très alerte de corps et d’esprit, Léger continua à tra¬ 
vailler et à fréquenter les Sociétés savantes jusqu’à sa mort à 
l’âge de 90 ans, le 31 janvier 1939. 

Son œuvre scientifique représente une somme énorme de tra¬ 
vail ; elle comporte plus de 120 mémoires originaux. A ces pu¬ 
blications, il faut ajouter de nombreuses revues (sur la digitale, 
les quinquinas, l’ergot, le boldo, les anthocyanes, le bolétol) 
rédigées avec autant de clarté que d’esprit critique ; la plupart 
de ces travaux ont été publiés dans les Comptes Rendus de l’Aca¬ 
démie des Sciences, le Bulletin de la Société chimique, le Bulletin 
des Sciences pharmacologiques et surtout le Journal de Pharma¬ 
cie et de Chimie. Si l’on excepte quelques notes de Chimie biolo¬ 
gique (sur la chylurie, sur la présence d’une caséine dans l’urineV 
de Chimie analytique (emploi de la phénolphtaleine en volumé¬ 
trie, réactions du bismuth, distinction des naphtols a et P, etc.),g 
de Pharmacie galénique (altération et falsification de l’eau de 
laurier-cerise, émulsions d’huile de foie de morue, soluté injec¬ 
table de benzoate de mercure, etc.), les principaux travaux dé' 
Léger ont trait à la Chimie végétale et peuvent se rattacher à 
trois groupes : 

1 ) recherches sur les alcaloïdes : alcaloïdes des quinquinas, 
constitution de la cinchonine, découverte de bases nouvelles dans 
l’orge germée et dans les feuilles de Jaborandi ; 

2 ) étude des aloès et de la constitution des aloïnes ; 

3) dosage des principes actifs chez diverses drogues végétales : 
noix vomique, ipéca, ergot de seigle, quinquinas, opium, kola, 
belladone, grenadier, etc. 

A propos des alcaloïdes des quinquinas et en collaboration avec 
Jungeéeisch, Léger a publié pendant plus de 10 ans, de 1887 à 
1901, un ensemble de recherches remarquables pour l’époque, 
notamment en ce qui concerne les isomères optiques de la cin¬ 
chonine. Il montre que, sous l’influence de l’acide sulfurique à 
chaud, la cinchonine qui, dans ces conditions, avait déjà fourni 
à Pasteur la cinehonicine, est capable de donner un grand nom- 




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bre d’autres isomères si l’on fait varier les conditions expérimen¬ 
tales. Pour expliquer la formation de ces isomères, J'ungfleisch 
et Léger proposent une hypothèse admettant l’existence de 16 
isomères de la cinchonine. D’ailleurs, ils ont pu extraire, après 
action de l’acide sulfurique, trois isomères de la cinchonine : l’un 
déjà connu, l’apocinchonine, et 2 autres auxquels ont été donnés 
les noms de cinchonigine et cinchoniline. Du même mélange alca- 
loïdique, ils isolent de plus les oxycinchonines a et |î et de l’hy- 
drocinchonine, base qui existe toujours dans les échantillons 
commerciaux de cinchonine. A la suite de longues recherches, 
Léger put obtenir cette cinchonine à l’état pur, ainsi qu’une ben- 
zoylcinchonidine à l’état cristallisé. Toujours avec E. Jung- 
fleisch, il fut démontré que l’apocinchonine de Hf.sse est un 
mélange de cette base avec l’hydrocinchonine et que la diapo- 
cinchonine du même auteur allemand n’est pas-un produit défini 
mais un mélange de cinchonine et de cinchoniline. Pour qui sait 
la difficulté de séparation de ces bases, on ne peut qu’admirer 
l’habileté et la patience de Léger. 

Jusqu’à la fin de sa carrière, celui-ci continua à s’intéresser à 
la constitution des alcaloïdes du quinquina : à près de 90 ans, sa 
dernière revue, publiée dans le Journal Je Pharmacie et de Chi¬ 
mie, était consacrée aux travaux récents effectués en Grande- 
Bretagne, en Pologne et aux Paÿs-Bas sur les principes actifs 
du quinquina. Cet ultime article devait paraître quelques jours 
après sa mort. 

Toujours dans le domaine des alcaloïdes, Léger isola en 1906 
des louraillons d’orge, un nouvel alcaloïde qu’il désigna sous le. 
nom d’hordénine. 

C’est à la suite de communications de Roux, constatant que 
les vibrions du choléra ne se développaient pas dans une macé¬ 
ration de touraillons d’orge et préconisant ce produit non seule¬ 
ment dans le choléra, mais dans les cas d’entérite et de diarrhées, 
que Léger, recherchant le principe actif, découvrit l’hordénine. 

Il obtint cette base et les sels à l’état cristallisé ; quelques mois 
après, il établissait la formule développée de cet isomère des 
éphédrines, proche de la tyramine, doué de propriétés svinpatho- 
mimétiques. 

Un peu plus tard, en 1913, avec la collaboration de F. Roques, 
dans les eaux mères de préparation de la pilocarpine, Léger met¬ 
tait en évidence un nouvel alcaloïde : la carpiline ou pilosine, 
malheureusement peu actif au point de vue physiologique. 

Mais les travaux les plus connus de Léger sont sans doute 
ceux qu’il a effectués sur les aloès et sur la constitution des aloï- 
nes, question extrêmement complexe non encore complètement 
élucidée de nos jours. Dans ces recherches, nous retrouvons la 
minutie et la ténacité de l’analyste. Il commença à s’occuper 
d’aloès en 1897 et s’y consacra pendant plus de 30 ans, publiant 



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à ce sujet plus de 40 notes et mémoires. Heureuse époque, à la 
vie simple et tranquille, « la vie humble... œuvre de choix qui veut 
beaucoup d’amour » (Verlaine), où l’on pouvait poursuivre dans 
le calme et la solitude des recherches continues de laboratoire. 
Ceci ne diminue en rien, bien entendu, le mérite de Léger. 

Léger montre tout d’abord que, sauf en ce qui concerne l’aloès 
du Natal, les aloès officinaux contiennent une même aloïne : la 
barbaloïne de Smith, qu’il sépare par une méthode originale et 
dont il prépare les dérivés benzoylés, acétylés et chlorés. A côté 
de celle-ci existe une autre aloïne plus facilement oxydable, dési¬ 
gnée sous le nom d’isobarbaloïne. L’aloès du Natal a une com¬ 
position nettement différente et Léger obtient à côté de la nata- 
loïne déjà signalée par Flückiger, une aloïne nouvelle : l’homo- 
nataloïne dont il fait connaître deux nouvelles réactions colorées. 
A la suite de ces travaux, on peut diviser les aloès commerciaux 
en 3 groupes : 1) ceux qui renferment la barbaloïne sans isobar- 
baloïne (Aloès du Cap) ; 2) ceux qui contiennent ces deux prin¬ 
cipes (Aloès des Barbades) ; enfin 3) l’aloès du Natal dépourvu 
de ces aloïnes. 

Ayant séparé ces principes bien définis, Léger s’attaqua à la 
constitution des aloïnes. Il propose d’abord, pour la barbaloïne, 
une formule en C*, r „ isomère de la franguline, mais, contrairement 
à ce glucoside, la barbaloïne se dédouble difficilement en milieu 
acide. Par' contre, en milieu alcalin et oxydant, elle se transforme 
en méthylisoxychrysazine, identique à l’aloéémodine de Tschïrch 
et Oesterle, avec apparitipn de coloration rouge cerise, ce qui 
peut servir à caractériser les aloès. 

Quant à l’isobarbaloïne, il s’agirait d’un isomère de position. 

A la suite de ces premières expériences (1902), Léger considère 
les aloïnes comme des sortes d’éthers-oxydes de méthylpentose et 
de trioxyméthylanthraquipones. 

Revenant avec une patience inlassable sur la question du su¬ 
cre, il essaye différents modes d’hydrolyse. Par contact à froid 
en milieu alcoolique en présence de petites quantités d’acide sul¬ 
furique, il obtient après plus de cinq ans, avec un rendement ne 
dépassant pas 10 %, un sucre à l’état sirupeux, lévogyre, l’aloï- 
nose, ayant les caractères des pentoses. 

Améliorant la méthode, en milieu alcoolique et chlorhydrique 
à chaud, il obtient en 1910 l’aloïmrse à l’état cristallisé et l’iden¬ 
tifie par son point de fusion, son pouvoir rotatoire, par sa ben- 
zylphénylhydrazone, à l’arabinose d, qui n’avait pas été encore 
rencontré à l’état naturel. Cette assertion de Léger a été contes¬ 
tée par la suite par des auteurs suisses. En 1910, à la suite de 
nouvelles expériences, Léger admet l’existence d’une fonction 
alcool en 3 dans l’aloémodine et adopte la formule proposée par 
Rorinson en 1909, G in H 10 O v II y a quelques mois, en simple 
milieu alcoolique, nous avons été heureux avec M. Durand de 
retrouver le d arabinose et de confirmer les travaux de Léger, t 



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Mais là ne s’arrêtent pas les recherches de Léger sur les aloès : 
il devait étendre ses expériences d’hydrolyse à la nataloïne. Il 
isola de certains aloès l’aloesol, phénol à fonction complexe ; il 
étudia l’action de l’acide azotique sur les aloïnes et précisa la 
constitution de l’acide chrysophanique. On savait avant Léger- 
qu’il s’agissait d’une dioxyméthylanthraquinone voisine de l’émo- 
dine, mais il restait à déterminer la position des hydroxyles et 
surtout du CH 3 . Par l’examen des produits d’oxydation par 
l’acide nitrique (ac. trinitro-2-4-6 m. oxybenzoïque et par les ré¬ 
sultats de la fusion alcaline (formation d’acide oxymétaplitali- 
que), Léger établit que l’acide chrysophanique est bien la dioxy- 
1-8, méthyl-3, anthraquinone. 

Enfin, après avoir contribué à éclaircir la composition chimi¬ 
que des aloès, il était logique d’appliquer ces résultats à l’essai de 
produits commerciaux. Ayant signalé diverses falsifications, pré¬ 
conisé diverses réactions colorées (notamment avec le bioxyde 
de sodium), il décrit une méthode de dosage (en réalité assez 
délicate, comme il le reconnaît lui-même) des aloïnes à l’état de 
dérivés chlorés. 

Certes, Léger n’a pas complètement élucidé la constitution des 
aloïnes. On discute encore sur la formule de l’aglyco'ne (on admet 
aujourd’hui qu’il s’agit d’une anthrone). Mais Léger s’est attaqué 
à un des problèmes les plus difficiles de la Chimie végétale et il 
a largement contribué à la connaissance des aloïnes. 

Enfin, comme membre de la Commission du Codex, Léger fut 
amené à s’occuper de l’essai des médicaments. Il le fit avec cette 
conscience professionnelle qui le caractérisait, ne proposant que 
des méthodes qu’il avait lui-même pratiquées sur de nombreux 
échantillons. Ne négligeant aucun détail, il essayait de perfec¬ 
tionner les techniques afin de les rendre plus précises et surtout 
plus pratiques. Il indiquait les précautions à prendre pour évi¬ 
ter les causes d’erreur. Il s’attacha surtout au dosage des alcaloï¬ 
des dans diverses drogues simples d’origine végétale. Tout 
d'abord, fut proposée une méthode de détermination de la caféine 
dans la cola, le guarana, le thé et le café, puis fut examiné le cas 
du grenadier, de la coca, de la belladone renfermant des alca¬ 
loïdes volatils comme la pelletiérine ou facilement altérables 
comme la cocaïne ou l’atropine, pour lesquels est proposée une 
méthode volumétrique de dosage, tandis qu’était préconisée une 
technique pondérale pour la noiü vomique, la fève de Saint- 
Ignace, l’ipéca et le quinquina. Pour cette dernière drogue, Léger 
met au point une méthode de séparation de la quinine à partir 
d’alcaloïdes (obtention de sulfate, puis de tartrate). Une vingtaine 
d’années plus tard, à partir de 1923, à propos de la révision du 
Codex de 1908, il insiste sur l’importance de l’essai des médica¬ 
ments, montrant en particulier qu’il n’y a pas toujours parallé¬ 
lisme entre la quantité d’alcaloïdes existant dans la drogue sim- 



pie et celle qui se trouve dans la préparation galénique, il y a 
donc nécessité de contrôler à la fois la matière première et le 
produit fini. De même, il ne suffit pas de fixer un titre minimum, 
il faut délimiter aussi une teneur maximum en principes actifs. 
Et Léger déclarait qu’il fallait développer les études qui, si elles 
n’ont pas l’attrait de la haute science, n’en sont pas moins pour 
la pharmacie pratique d’une grande utilité et il encourageait les 
étudiants à s’engager dans cette voie. Tout ceci est encore d’une 
brûlante actualité au moment où cette année la Faculté vient de 
créer des certificats de contrôle des médicaments. Aussi, Léger, 
avec son ardeur coutumière, met-il en train une nouvelle série 
de recherches-sur la valeur comparée de différentes préparations 
d’ergot de seigle, de noix vomique, de quinquina. En 1938, à l’âge 
dé 89 ans, il publiait encore une note qui était tout un programme 
et qui était intitulée « A la recherche d’un procédé satisfaisant 
de dosage de la morphine ». Peut-on citer aux jeunes générations 
de plus bel exemple de probité professionnelle et de recherche 
désintéressée ! 

Telles furent la vie et l’œuvre de Jean-Eugène Léger, ancien 
Président de notre Compagnie. Je n’ai malheureusement pas pu 
rappeler tous ses travaux, ni évoquer les qualités de l’homme, je 
pense néanmoins avoir montré qu’il fut un grand' pharmacien 
dans toute l’acception du terme. Sa famille comme la profession 
tout entière peuvent être fières de Jean-Eugène Léger. 



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PRIX DES THÈSES. 


SECTION DES SCIENCES PHYSICO-CHIMIQUES. 

par une Commission composée de : 

MM. Gautier, Poulenc et Ghaigneau, rapporteur. 


Deux mémoires sont en concurrence pour ces prix. 

M. Jean Rabiant présente une thèse relatant la préparation de 
plus d’une centaine d’ammoniums nouveaux, possédant une fonc¬ 
tion éther-oxyde de phénol ; bien qu’il s’agisse d’une thèse de 
pure chimie organique, le propos de l’auteur était de vérifier 
ultérieurement la valeur antiseptiqque éventuelle de ces compo¬ 
sés ; il s’agissait de reconnaître si le reste de phénol mis en jeu 
ajoutait ou non ses propriétés antiseptiques à celles de la fonc¬ 
tion ammonium. 

Le travail de chimie organique que la Commission doit juger 
se traduit par les étapes suivantes de la synthèse ; Transforma¬ 
tion de différents phénols en éther-oxydes bromés à l’aide du 
dibromoéthane, et quaternarisation de ce dérivé halogéné par 
condensation avec une amine tertiaire diméthylée. 

L’auteur a du résoudre de nombreuses difficultés techniques 
touchant l’isolement et la purification de ces ammoniums ; il a 
manifesté à cette occasion de bonnes qualités de chercheur qui 
ont d’ailleurs été sanctionnées par sa-promotion au grade d’atta¬ 
ché de recherche du C.N.R.S. 

De son côté, M. Jacques Grossir a étudié les bétaïnes et les bis 
bétaïnes du diméthyleglycocolle, et observé la formation de sels 
normaux ou anormaux de ces espèces chimiques. Ce travail s’in¬ 
tégre dans une série de recherches du laboratoire de M. Gautier 
relatives à la formation des sels basiques de bétaïnes. 

M. Grossir a fait d’abord la synthèse de l’amide du dimé¬ 
thyleglycocolle qu’il a ensuite transformé en sels quaternaires 
ou bis quaternaires à l’aide de différents halogénures d’alcoyles. 

Enfin ces sels quaternaires étaient hydrolysés pour faire appa¬ 
raître le ou les carboxyles libres et transformés en bétaïnes par 
déshalogénation à l’aide de l’oxyde d’argent. Ces bétaïnes ou bis 
bétaïnes, entièrement nouvelles, étaient finalement salifiées par 




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les différents hydracides et conduisaient tantôt à des sels nor¬ 
maux de la forme : XH,B ; tantôt à des sels basiques : XH,2B. 

Cette thèse apparaît spécialement intéressante d’une part pour 
les difficultés expérimentales dues à la séparation des sels prépa¬ 
rés qui prennent naissance mélangés à des halogénures d’ammo¬ 
nium et d’autre part du l'ait des résultats Observés. Bien que l’in¬ 
terprétation de la formation des sels anormaux ne se présente pas 
encore comme définitive, les recherches de M. Grossir ont pré¬ 
cisé certaines règles qui paraissent gouverner ce curieux phéno¬ 
mène. 

Les thèses'de M. Rabiant et M. Grossir sonl toutes deux ex¬ 
cellentes ; toutefois la seconde se réclame, sur le plan propre¬ 
ment chimique, de certaines idées théoriques intéressantes. De 
plus le Directeur de thèse de M. Grossir (Gautier) demande que 
soit pris en considération un argument d’ordre humain pour fa¬ 
voriser ce dernier candidat. 

Ayant fait ses études de pharmacie à Nancy, M. Grossir est 
venu à Paris uniquement pour faire une thèse de chimie orga-, 
nique et a eu le scrupule de ne demander nulle subvention tant 
du C.N.R.S. que des autres organismes ; il a donc vécu trois ans 
à Paris entièrement à ses frais et ce sacrifice a pris un caractère 
particulier du fait d’un brusque changement de situation dû au 
décès inopiné de son père. Ayant dû s’installer d’urgence en offi¬ 
cine, ce candidat a tenu à mener, à bien l’achèvement de sa thèse 
et à annexer à sa pharmacie un laboratoire personnel de chimie 
organique où il se propose de continuer ses recherches. 

Ces considérations amènent la Commission à proposer M. 
Grossir pour le 1" prix des thèses (Médaille d’or) dans les Scien¬ 
ces physico-chimiques, et M. Babiant pour le 2" prix (Médaille 
d’argent). 




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SECTION DES SCIENCES NATURELLES, 

par une Commission composée de : 

MM. Souèges, Gavier et Piette, rapporteur. 


Le Jury a eu à examiner deux thèses : 

1) M. G. Faugeras : Contribution à l’étude des alcaloïdes et 
des flavonoïdes chez quelques Génistées indigènes, à l’aide de 
l’électrophorèse (Doctorat d’Etat). 

2) M 110 C. Carrere : Etude comparative du comportement de 
diverses souches d’une même espèce bactérienne vis-à-vis de dif¬ 
férents agents inhibiteurs (Doctorat d’Université). 

M. Faugeras, après un rappel des caractères botaniques, des 
propriétés chimiques et de la structure des alcaloïdes et flavo¬ 
noïdes des Génistées indigènes, s’est attaché au problème de la 
séparation et du dosage, ce qui l’a conduit à une étude précise des 
conditions d’utilisation de l’électrophorèse : emploi de la migra¬ 
tion sur papier pour les alcaloïdes et de la gélose pour les flavo¬ 
noïdes. Pour les alcaloïdes, la révélation des spots lui a permis 
de mettre au point la formule d’un réactif à l’iode et à l’amidon 
et de préconiser, dans le but d’une sensibilisation, un enregistre¬ 
ment photographique par contact. L’étude quantitative par pho- 
tométrie des spots a montré la nécessité d’opérer par comparai¬ 
son avec des substances pures. En ce qui concerne les flavonoïdes, 
une expérimentation plus limitée a fait usage de l’enregistrement 
de l’absorption de lumière ultra-violette avec de' bons résultats. 

L’application de ces techniques à huit Génistées indigènes a 
donné lieu à une étude de la répartition des alcaloïdes dans les 
divers organes de la plante et des transformations qui se pro¬ 
duisent au cours de la formation du fruit : biosynthèse et dispa¬ 
rition d’alcaloïdes. L’examen des flavonoïdes a révélé l’existence^ 
de nombreux corps dont l’étude mérite d’être poursuivie. 

L’auteur a dû, pour mener son travail à bien, modifier des 
techniques déjà existantes et préconiser des procédés nouveaux 
d’analyse quantitative des électrophorégrammes. Nous proposons 
de lui décerner la Médaille d’or. 

Dans sa thèse, M"" Carrere, après un examen critique des 
méthodes de travail classiques, a fixé également avec soin le pro- 
locole opératoire pour l’étude des substances bactériosta tiques 
(phénol, pénicilline, auréomycine et chloramphénicol), de la 



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phagocytose et de l’action des bactériophages. Dans ces trois do¬ 
maines soumis à l’investigation, il apparaît comme sage de ne 
pas tenter de systématisation. Les 33 souches de staphylocoques 
manifestent plus encore que celles d ’Eberthella typhosa étudiées 
des sensibilités très variables vis-à-vis des antibiotiques. Le phé¬ 
nol, probablement du fait d’un mécanisme d’action différent, offre 
un peu plus de constance. 

La complexité n’apparaît pas moins grande si on s’adresse à 
l’action phagocytaire des polynucléaires neutrophiles du cobaye : 
englobement, opsonisation, temps de phagocytose sont essentielle¬ 
ment variables avec les souches. 

L’étude des bactériophages conduit, elle aussi, à démontrer la 
difficulté d’un essai d’appréciation du comportement des germes 
examinés. 

La lecture de cette thèse montre qu’il s’agit d’un travail long 
et minutieux qui a été très bien conduit par son auteur, pour qui 
nous proposons la Médaille d’argent de l’Académie. 





SECTION DES SCIENCES BIOLOGIQUES. 

par une Commission composée de : 

MM. Fleury, Griffon, Jequier, rapporteur. 


' Un seul candidat s'est-inscrit, M. André Archambault, bache¬ 
lier en pharmacie de l’Université de Montréal, et licencié en phar¬ 
macie du Collège des pharmaciens de la Province de Québec. 

M. Archambault a présenté une thèse, soutenue pour l’obten¬ 
tion du grade de Docteur en Pharmacie de l’Université de Paris 
et intitulée : « Recherches sur l’identification des galactosides 
du saccharose dans divers végétaux ». 

M. Archambault- s’est proposé de rechercher et caractériser les 
holosides renfermant l’association galactose - glucose et fructose 
dans divers végétaux. 

La chromatographie sur papier de vingt-trois extraits de 
racines ou graines lui a permis de déceler dans seize d’entre eux 
des corps migrant par chromatographie comme les galactosides 
du saccharose de la série : raffmose - stachyose - verbascose. 

A partir des graines de Vesce, il a réussi à isoler et idèntifier 
du stachyose, du verbascose et du tétragalactosidosaccharose. 

A partir des graines de Lentille et de Luzerne, il a isolé du 
stachyose et du verbascose. 

Enfin, à partir des racines de Sauge, il a isolé du stachyose, 
du verbascose, un tétragalactosidosaccharose et un pentagalae- 
tosidosaccharose. 

Ces corps sont identiques à ceux extraits des racines de Bouil¬ 
lon blanc. 

M. Archambault a précisé le pouvoir rotatoire de ces divers 
dérivés et confirmé qu’ils avaient tous la structure générale : 
(a-galactosido) n 1->- 6-a-glucosido 1->- 2-fructoside. 

Le contingent glucidique des racines de Lychnis dioica s’est 
révélé fort complexe. Les racines récoltées en juin et octobre 
renferment un tétraholoside : le lychnose, qui n’avait pas encore 
été décrit. Ce corps libère par hydrolyse totale deux molécules de 
galactose, une de glucose et une de fructose. 

L’action des enzymes et l’oxydation par l’acide périodique ten¬ 
dent à indiquer que le lychnose est un a-galactpsido 1->-(5 «-glu- 

eosido 1 ->- 2 P-fructosido 6- > 1 a-galactoside. 

Les racines récoltées en octobre renferment un pentaholoside 
et un hexaholoside qui paraissent dériver du lychnose par adjonc- 



tion d’une ou deux molécules de galactose reliées au lychnose 
par des liaisons 1-> 6. Les racines récoltées en juin ren¬ 

ferment un pentaholoside et un hexaholoside isomères des pré¬ 
cédents. 

En résumé, M. Archambault a isolé de quatre plantes nouvelles 
le stachyose et le verbascose et, de deux autres, leurs homologues 
supérieurs. Il a découvert cinq holosides non décrits jusqu’ici et 
proposé, pour l’un d’entre eux : le lychnose, une structure qui 
paraît être appuyée par un ensemble de résultats probants. 

M. Archambault a effectué un excellent travail de Biochimie 
végétale, auquel votre Commission propose de décerner le prix de 
thèse (Médaille d’or) de la section des Sciences biologiques. 




— 53 — 


PRIX DUBAIL. 

par une Commission composée de : 

MM. Nepveux, Delaville et Desbordes, rapporteur. 


Les membres du Jury réunis le jeudi 29 novembre constatent 
qu’un seul candidat s'est manifesté pour le Prix Dubail, il s’agit 
de M. J.-P. Girard, qui présente un travail intitulé « Contribution 
à l’étude de l’hydrolyse enzymatique du chlorhydrate d’adiphé- 
nine ( Trasentine ) et de quelques spasmolytiques voisins ». 

Ce même ouvrage a du reste fait l’objet d’une thèse de Docto¬ 
rat en Pharmacie (Université) soutenue avec succès devant la 
Faculté de Paris le 21 décembre 1955. 

Cet important travail a une double portée. Il est relatif d’une 
part, à une étude enzymologique ayant trait à la cinétique de 
l’action d’un ferment sur son substrat, permettant à l’auteur de 
retrouver différentes lois de ces réactions diastasiques et d’en 
donner quelques particularités classiques (influence du milieu, 
pH, température, inhibiteurs, etc). D’autre part il tend à apporter 
des précisions- sur les modalités relatives aux transformations 
subies par les médicaments introduits dans l’organisme recou¬ 
vrant un phénomène complexe dit de « détoxication ». 

L’ouvrage soumis à notre appréciation est divisé en quatre 
parties, d’intérêt inégal d’ailleurs. 

Après deux premières parties assez courtes (l’une consacrée à 
la bibliographie des travaux antérieurs, l’autre aux techniques de 
dosage chimique des spasmolytiques et aux préparations enzy¬ 
matiques utilisées), l’auteur aborde l’étude de l’hydrolyse enzy¬ 
matique in vitro des corps qui l’intéressent. 

Cette troisième partie est la plus importante de ce travail. 

M. J.-P. Girard se propose d’y étudier la répartition de l’enzyme 
hydrolysant les spasmolytiques étudiés chez divers animaux et 
dans différents organes, l’influence de la constitution chimique 
sur le degré d’hydrolyse, l’étude de la composition interne de 
l’enzyme (apo-enzyme), et les possibilités d’apparition d’enzymes 
d’adaptation. 

Enfin une dernière partie est consacrée à l’étude particulière de 
l’enzyme : détermination de sa constante de dissociation, in¬ 
fluence du milieu, de la dialyse, des inhibiteurs. 



— 54 —- 


En définitive, l’auteur met en évidence les points suivants : 

— Un enzyme, peut-être d’origine hépatique, hydrolyse avec 
des vitesses variables une série de spasinolytiques synthétiques, 
tous chimiquement proches parents. 

— Cet enzyme est retrouvé dans le sang (Lapin), plus parti¬ 
culièrement dans la fraction albumine et alpha-globuline. Dans 
la cellule le ferment semble dissous dans le cytoplasme. 

— La constante de dissociation, le pH et la température opti¬ 
mum, les inhibiteurs de la réaction sont précisés ou étudiés. 

— L’enzyme est semblable à une parpanitestérase déjà étudiée, 
mais se différencie des autres estérases connus. 

Les membres du Jury ont apprécié ce travail, tout en regret¬ 
tant certaines insuffisances. En particulier M. J. -P. Girard aurait 
pu donner plus de détails sur les méthodes de dosage et les rai¬ 
sons de son choix. Les techniques enzymologiques mises en 
œuvre auraient pu tenir compte de la notion de constante d’ioni¬ 
sation des groupes actifs de la molécule au lieu d’en rester aux 
calculs de l’ancienne constante de dissociation de Michaelïs. y’ 

En définitive les membres du Jury considèrent ce seul travail 
présenté, comme digne de l’obtention du Prix Dubail et proposent 
donc M. J.-P. Girard à vos suffrages. 



PRIX LANDRIN. 


par une Commission composée de : 

MM. Weitz, Deschiens et Dillemann, rapporteur. 

M. Jean-Marie Touchais est seul candidat à ce prix, avec un 
mémoire intitulé : « Contribution à l’étude de l’Aphloia de Mada¬ 
gascar » qu’il a présenté comme thèse de doctorat de l’Université 
devant la Faculté de Pharmacie de Paris en 1956. 

M. Touchais s’est proposé d’effectuer une étude botanique et 
chimique de cette plante, réputée, en médecine populaire mal¬ 
gache, pour ses vertus contre la fièvre bilieuse hématurique. 

Dans une première partie botanique, il a donné une descrip¬ 
tion morphologique et anatomique des différents échantillons 
d’Aphloia qu’il a eus à sa disposition. Tous se rapportent à 
l’unique espèce malgache de ce genre reconnue par Perrier 
de la Bathie, l’Aphloia theaeformis Bennett, d’ailleurs très poly¬ 
morphe. 

Dans une seconde partie, consacrée à l’étude chimique, l’auteur 
a cherché principalement à préciser la structure de l’aphloiol, 
précédemment isolé de cette drogue par R. Paris et qu’il a lui- 
même extrait de sept échantillons différents de feuilles. 

Certaines réactions colorées de l’aphloiol et les maximums de 
son spectre dans l’ultra-violet paraissent l’apparenter aux flavo- 
nols ; les méthodes d’acétylation indiquent la présence dans sa 
molécule de cinq oxhydryles acétylables et sa résistance à l’hydro¬ 
lyse montre qu’il ne semble pas s’agir d’un hétéroside. 

Mais sa formule brute (G 15 H 16 .0 9 ) diffère notablement de celle 
des pentahydroxyflavonols (C ln H 10 O 8 ) dont l’écarte également 
un maximum supplémentaire dans son spectre ultra-violet. 
D’autre part, le phénol et l’acide-phénol, obtenus par fusion alca¬ 
line de l’aphloiol, n’ont pu être identifiés, même par chromato¬ 
graphie sur papier. 

Ainsi, bien qu’il ail utilisé des méthodes physiques et. chimiques 
variées, M. Touchais n’a pu réussir dans sa tentative de détermi¬ 
ner la constitution de l’aphloiol. 

Malgré ce résultat incomplet dans la détermination d’une struc¬ 
ture qui s’est révélée d’ailleurs particulièrement difficile, votre 
Commission propose d’attribuer à M. Touchais le Prix Landrin 
pour son étude de l’Aphloia de Madagascar. 




— 56 — 


PRIX PIERRE VIGIER, 

par une Commission composée de : 

MM. Bouvet, Jarrousse et L. David, rapporteur. 


Un seul candidat s’est inscrit pour le Prix Pierre Vigier des¬ 
tiné à récompenser l’auteur d’un travail sur la pharmacie pra¬ 
tique et plus spécialement sur la composition et l’essai des 
médicaments galéniques. 

Monsieur Fouze Yeu, Docteur en Pharmacie de l’Université de 
Paris, Diplômé de bactériologie et d’hématologie de la Faculté de 
Médecine de Paris, diplômé de sérologie de l’Institut Pasteur où 
il est assistant, a présenté un travail sur la préparation des 
sérums antitoxiques. 

Après un résumé des anciennes techniques, l’auteur présente 
les nouvelles méthodes appliquées dans les Instituts producteurs 
de sérums pour l’hyperimmunisation des chevaux. II est fait 
état d’une importante bibliographie. 

Monsieur Fouze Yeu a étudié personnellement le développe¬ 
ment dé l’antitoxine chez'les chevaux producteurs de sérums 
antidiphtérique et antitétanique, au cours de leur hyperimmuni¬ 
sation. 

L’examen des courbes de ce développement montre qu’il n’y a 
pas de rapport entre le déclenchement marqué, plus ou moins 
précoce, de la production de l’antitoxine et le titre du sérum en 
fin d’hyperimmunisation. 

L’aptitude individuelle de chaque sujet est primordiale, car 
des chevaux recevant le même jour, le même volume du même 
antigène, peuvent donner des sérums à titre élevé, faible ou par¬ 
fois même inutilisables en thérapeutique. 

L’auteur, appelé avec Mademoiselle Amoureux, à créer le labo¬ 
ratoire de purification des sérums antitoxiques à l’Institut Pas¬ 
teur, a amélioré la technique qui utilise l’action enzymatique de 
la pepsine, en employant une deuxième thermo-coagulation à 
68° permettant la décoloration des jus, et a obtenu des sérums 
antidiphtériques purifiés titrant 1.000 unités floculantes, et des 
sérums antitétaniques purifiés titrant 2.000 unités floculantes par 
centimètre cube, pour. l'O % de protéines. 

L’utilisation des sérums antidiphtériques et des sérums anti¬ 
tétaniques purifiés par cette méthode, permet d’injecter une 
quantité importante d’anticorps sous un petit volume tout en 



— 57 


réduisant le nombre des accidents sériques qui, s’ils se produisent, 
sont plus bénins que ceux provoqués par l’injection des sérums 
bruts. 

Votre Commission propose l’attribution du Prix Pierre Vigier 
à Monsieur Fouze Yeu dont le travail, très soigné, est dédié à la 
mémoire de ses ancêtres et de son pcre qui, écrit-il, ont maintenu 
durant plus de 4 siècles, les traditions de la pharmacopée chi¬ 
noise. 




— 58 — 


PRIX DE L’ASSOCIATION DES DOCTEURS EN PHARMACIE. 

par une Commission composée de : 

MM. Dumksnil, Gesteau et Leprestre, rapporteur. 


Ce prix est attribué au meilleur travail imprimé paru dans 
l’année sur un sujet intéressant l’Histoire de la Pharmacie ; le 
bénéficiaire peut être un Pharmacien ou un Etudiant en pharma¬ 
cie de nationalité française. ? 

Une seule candidature a été soumise au jugement de la Com¬ 
mission : celle de Monsieur Jean Paineau qui a présenté la thèse 
soutenue par lui en 1956 devant la Faculté de Pharmacie de Stras¬ 
bourg. 

Le travail est intitulé : « Les apothicaires du Bourbonnais ». 

Monsieur Paineau complète une série d’études antérieures por¬ 
tant sur l’histoire de la Profession pharmaceutique,' à laquelle 
l’auteur apporte une contribution certaine. 

Monsieur Paineau a divisé son ouvrage en 9 parties : 

Dans la première, il retrace à grands traits l’histoire du Bour¬ 
bonnais. De la 2 e à la 7 e , il reconstitue la formation technique de 
l’apothicaire, contrat d’apprentissage, entrée dans la profession, 
exercice de cette profession : Officine, préparation des drogues; 
rapports avec la clientèle et avec les confrères, relations avec les 
autres corporations et les Pouvoirs publics. 

Les deux dernières parties traitent, la première : de la Phar¬ 
macie hospitalière en Bourbonnais, la seconde : des sources miné¬ 
rales de cette province, célèbres dans le monde entier, avec un 
tableau des apothicaires bourbonnais rencontrés au cours des 
recherches. 

Le travail de Monsieur Paineau, semé d’anecdotes inédiles el 
parfois piquantes, apporte une nouvelle [lierre à la Construction 
de la grande histoire de la Pharmacie Française. 

Votre Commission propose d’attribuer le prix de l’Association 
des Docteurs en Pharmacie à Monsieur Jean Paineau. 





— 59 — 


PRIX PROUZERGUE, 

par une Commission composée de : 

MM. Beoel, Finelle et Péronnet, rapporteur. 

Pour ce prix « destiné à récompenser le pharmacien, de préfé¬ 
rence militaire, ayant produit dans l’année le meilleur travail 
scientifique pur, ou la meilleure thèse de doctorat en pharmacie », 
une seule candidature a été inscrite, celle de Monsieur Bernard 
Douhairie, Pharmacien Capitaine de l’Armée de Terre, qui a 
présenté un travail intitulé : « L’Ampoule auto-injectable du 
Service de Santé militaire » (Thèse pour l’obtention du grade de 
Docteur en Pharmacie, soutenue le 1 er juin 1956, devant la Faculté 
de Paris). 

Après une étude critique des différents types d’ampoules- 
seringues proposés jusqu’ici, l’auteur montre en quoi la création 
d’un nouveau modèle s’avérait nécessaire. Il semble qu’en l’état 
actuel de nos connaissances, un seul matériau, le polyéthylène à 
degré de polymérisation déterminé, permette l’obtention d’un con¬ 
tenant convenable, présentant au maximum les qualités requises 
de souplesse, de transparence, d’innocuité, de résistance méca¬ 
nique, d’inertie chimique, d’étanchéité, de. possibilité de stérilisa¬ 
tion, etc... Toutes ces propriétés sont examinées avec soin dans 
l’ouvrage de Monsieur Douhairie. 

Le modèle d’ampoule retenu, de forme sensiblement tronco- 
nique, est obtenu par moulage par injection ; le fond est ,soudé 
avec queusot de remplissage ; le remplissage est effectué en 
s’aidant du vide ; la stérilisation est faite par tyndallisation : 
enfin, l’emballage sous combiné plastique-aluminium assure une 
excellente longévité. 

Des essais de conservation, dans ces ampoules, de quelques 
solutés médicamenteux courants prouvent que la conservation est 
suffisamment bonne pour autoriser l’emploi après plusieurs an¬ 
nées de stockage. 

La thèse du Pharmacien Capitaine Douhairie est clairement 
présentée et illustrée de nombreuses planches fort bien venues ; 
elle représente un travail extrêmement consciencieux qui a ren¬ 
contré, à diverses reprises, des difficultés très réelles et qui est 
particulièrement intéressant dans ses conséquences ; elle consti¬ 
tue, en effet, une contribution très importante à la mise au point, 



— 60 — 


par la Pharmacie Centrale de l’Armée, du modèle actuel d’Am- 
poule auto-injectable, en matière plastique, du Service de Santé 
militaire, ampoule qui offre de vastes possibilités d’utilisation en 
thérapeutique de première urgence. 

En conséquence, notre Commission propose que le Prix Prou- 
zergue 1956 soit décerné, avec les félicitations de l’Académie de 
Pharmacie, à Monsieur Bernard Douhairie qui trouvera dans 
cette récompense un encouragement à poursuivre ses premiers 
travaux de technologie pharmaceutique. 





61 - 


PRIX CHOAY-CHAMP1GNY, 

par une Commission composée de : 

MM. Bernier, Valette et A. Fabre, rapporteur. 


50.000 frs, telle est la somme que les héritiers du Prix Choay- 
Champigny ont donné à l’Académie pour 1956. Nous avons été 
très étonnés, Monsieur Bernier, Président de la Commission, M. 
Valette et moi-même du peu d’enthousiasme des demandes de 
.candidature. En effet, un seul candidat s’est manifesté, encore 
que cette candidature ne soit pas tout à fait dans l’esprit des 
héritiers du Prix. 

Monsieur Pellerin a été major de Promotion (1944) au Con¬ 
cours des Hôpitaux psychiatriques de la Seine. Il occupe actuel¬ 
lement le poste (le Pharmacien et Directeur du Laboratoire de 
l’Hôpital d’Eaubonne. 

Au point de vue universitaire, après avoir occupé les fonctions 
de moniteur (Chimie analytique), puis celle d’Assistant, il s’est 
dirigé vers le poste de Chef de Travaux Pratiques de 2" année, 
dont il est actuellement titulaire. 

Nous n’avons relevé dans ses travaux que peu de recherches 
de Biochimie clinique : un travail sur l’analyse chimique de kystes 
pleuropéricardiques et une étude sur le passage de certains médi¬ 
caments de la plèvre dans la circulation générale. 

Toutes ses investigations scientifiques sont orientées vers la 
Chimie analytique dont nous pouvons citer quelques titres pris 
au hasard : 

—[ Dosage des bases et acides faibles en milieu non aqueux 
(travail en cours en vue d’une thèse de doctorat). 

— Travail sur la complexométrie et emploi de nouveaux réac¬ 
tifs applicables à l’analyse organique fonctionnelle. 

Sur le plan pédagogique : ce candidat se signale par sa parti¬ 
cipation à l’enseignement pratique de la Chimie analytique à la 
Faculté et à la rédaction du Guide des Travaux pratiques de 
Chimie analytique générale. 

Après s’être entretenu avec les donateurs qui, à titre exception¬ 
nel, n’ont pas opposé d’objections au fait que le candidat ne soit 
pas Interne des Hôpitaux de Paris et que ses Travaux scienti¬ 
fiques ne s’orientent pas de préférence sur la Chimie biologique, 
la Commission estime cependant devoir décerner le Prix Choay- 
Chami'Igny 1956 à Monsieur F. Pellerin. 





— 62 — 


PRIX DU CONSEIL NATIONAL DE L'ORDRE DES PHARMACIENS, 

par une Commission composée de : 

MM. Mascré, Président, Arnal, Charonnat, Fabre, Guerbet, 
Janot, Jofi-ard, Lagarce, Martin, Quevauviller, Rolland et 
Kerny, rapporteur. 

I. — Prix de 100.000'francs destiné à récompenser un pharma¬ 
cien d’officine, de nationalité française, pour ses publications ou 
ses travaux honorant la profession, ou dont la vue professionnelle 
peut être citée en exemple. 

Pour l’obtention de ce prix, sept candidats ont présenté «ne 
demande. 

Six d’entre eux vous ont déjà été présentés à l’occasion des 
candidatures antérieures. Ce sont : 

MM. Braun, d’Oberbronn (Bas-Rhin) ; 

Bruneteau, de Niort ; 

Clavelloux, de Saint-Etienne ; 

Llabador, de Nemours (Algérie) ; 

Mounier, de Tours ; 

Rousselet, de Noisy-le-Sec. 

Une candidate se présentait pour la première fois : 

M ,m Fougère, de Paris. 

Madame Paule Fougère, Pharmacien de la Faculté de Stras¬ 
bourg, est Pharmacien d’Officine dans le Hall Banlieue de la Gare 
de l’Est à Paris (10°). 

Sa thèse de Doctorat en Pharmacie a été soutenue devant 
l’Université de 'Strasbourg ; elle a pour titre : « Etude chimique 
et thérapeutique de quelques dérivés métalliques et métalloïdiques 
des cholestérylines ». 

M""' P. Fougère est, de plus, membre de la Société des Gens de 
Lettres. Elle est, en effet, l’auteur de plusieurs articles de jour¬ 
naux et de revues, parmi lesquels nous signalerons : 

« Littérature et Poison » (Revue des Conférences Françaises en 
Orient, N” 7, juillet 1951) ; 

« Une journée chez le Pharmacien de 1956 » (Figaro Littéraire, 
12 mai 1956). 

Elle est surtout connue pour son ouvrage consacré aux « Grands 
Pharmaciens », édité chez Corréa. 

Après un examen attentif et discussion des travaux présentés 
et des titres des candidats, la Commission unanime a arrêté son 
choix sur Monsieur Albert Rousselet. 



— 63 ^ 


Les titres de Monsieur Rousselet sont rappelés ci-après : 

Pharmacien depuis 1907, ancien Interne des Hôpitaux, Docteur 
en Pharmacie. Sa thèse, soutenue en 1909, est intitulée : s Chi¬ 
misme intestinal des graisses alimentaires et leur dosage en copro- 
logie ». 

Ainsi que le soulignent les rapporteurs antérieurs, ce travail 
très important, réalisé alors que l’auteur était Interne à l’Hôpital 
Lariboisière, a marqué une date dans le domaine de la coprologie. 
Les techniques décrites par Monsieur Rousselet ont été em¬ 
ployées régulièrement par des générations d’analystes et cer¬ 
taines sont encore employées de nos jours. 

Outre la Médaille d’Or de la Société de Pharmacie (1910) que 
lui a valu sa thèse, M. Rousselet a obtenu, en 1915, le Prix Péron 
de l’Académie de Médecine. Il est Pharmacien Commandant de 
Réserve Honoraire, Chevalier de la Légion d’honneur à titre 
militaire, titulaire de la Croix de Guerre 1914-1918 et de la Croix 
des Services militaires volontaires. Il a obtenu également la 
Médaille des Plus de 40 Ans de la Chambre Syndicale. 

Monsieur Rousselet a publié, soit seul, soit avec le Professeur 
Grimbert, un certain nombre d’articles qui ont paru dans le 
Journal de Pharmacie et de Chimie. 

Pharmacien à Noisy-le-Sec, succédant à son père en 1908, 
M. Rousselet a vu sa carrière interrompue en 1944 par la des¬ 
truction totale de son officine par bombardement et incendie. A 
la suite de ce revers, M. Rousselet a été nommé Inspecteur des 
Pharmacies et il a été chargé d’organiser la Pharmacie d’Appro- 
visionneinent de l’Hospice de Saint-Maurice, pour les régions 
sinistrées. Réinstallé à Noisy-le-Sec, après réfection complète de 
son officine et laboratoire, le I e1 ' mars 1951, il exerce encore son 
art à 74 ans. 

En choisissant M. Rousselet pour le prix du Conseil National 
de l’Ordre des Pharmaciens, votre Commission, sans sous-estimer 
les mérites des autres candidats, a voulu récompenser un Phar¬ 
macien dont les travaux honorent la profession et dont la vie 
peut être donnée en exemple, car il ne s’est pas laissé abattre par 
l’adversité et il n’a pas craint de reprendre, à 69 ans, son activité 
professionnelle dans des conditions particulièrement difficiles. 

II. — Prix de 100. 000 francs, destiné à récompenser un auteur 
ou plusieurs auteurs travaillant en collaboration, de nationalité 
française, pharmaciens ou non pharmaciens, pour des travaux 
originaux ayant contribué à enrichir la thérapeutique d’un médi¬ 
cament nouveau. 

Pour l’obtention de ce prix, deux candidats ont présenté une 
demande. Ce sont : 

1) M, Georges Maurice-Madelon, Docteur en Pharmacie, à 



— 64 — 


Gazinet (Gironde) pour un travail intitulé : « Préparation et étude 
physico-chimique d’une solution aqueuse stable de papaïne » ; 

2) M. Jean Henri Paquelet, Docteur en Pharmacie, Licencié ès 
Sciences, 65, boulevard des Belges à Lyon (Rhône), pour un tra¬ 
vail intitulé : « Les autovaccins histotropes ». 

Tout en reconnaissant l’intérêt des travaux qui lui ont été 
présentés, votre Commission, à l’unanimité, a porté son choix 
sur Monsieur C. Guérin, pour l’ensemble de ses travaux sur le 
Vaccin B.C.G. qu’il a découvert avec A. Calmette, comme chacun 
sait. 

Ai-je besoin de rappeler que Monsieur Guérin est Docteur Vété¬ 
rinaire, Chef de Service Honoraire à l’Institut Pasteur, Membre 
de l’Académie de Médecine dont il fut le Président en 1951, 
Membre de l’Académie Vétérinaire qu’il présida en 1949, etc...,:';' 

Je n’insisterai pas non plus sur l’importance de la découverte 
du Vaccin Bilié Calmette et Guérin. Ce médicament, inscrit au 
1 er Supplément au Codex de 1949, a permis d’immuniser des 
millions d’individus dans le monde entier contre le fléau social 
qu’est encore de nos jours la tuberculose. 

Malgré l’avènement des antibiotiques, on peut encore dire, avec 
le Professeur H. Bénard, de l’Académie de Médecine, qu’« un des 
plus sûrs moyens d’éviter les primo-infections graves, les ménin¬ 
gites, les pleurésies et les tuberculoses pulmonaires, est la vacci¬ 
nation par le B.C.G. ». 

Votre Commission vous propose■ d’attrihuer le Prix du Conseil 
National de l’Ordre des Pharmaciens à Monsieur C. Guérin, 
grand savant français et bienfaiteur de l’humanité. 




— 65 


EXERCICE 1956. 

RAPPORT DE LA COMMISSION DES FINANCES. 

Commissaires aux comptes : 

MM. Félix Martin et F. Lagarce, rapporteur. 


Messieurs, 

Les Commissaires que vous avez désignés pour vérifier les 
Comptes de notre Compagnie viennent vous rendre compte de la 
mission que vous leur avez confiée. 

Nous tenons tout d’abord à vous dire que notre tâche a été 
grandement simplifiée grâce à la tenue parfaite de la Comptabi¬ 
lité. L’ordre et la netteté apportée par M. Guerbet à la présenta¬ 
tion des Comptes justifient hautement la confiance que nous lui 
accordons. 

Voici le résultat de ces comptes de l’année 1956. 

1") Etat des dépenses et des recettes de l’exercice 1956. 


A. DEPENSES. 


a) Dépenses courantes : 

Secrétariat . 

Impressions — Frais généraux 

Médailles de l’Académie . 

Médailles pour Prix . 

Cotisation . 

Frais de banque . 

Couronne . 


235.000 

163.070 

171.591 

23.878 

1.000 

2.045 

6.000 


b) Dépenses pour Mémoire : 


Prix Choay ... 50.000 

Prix du Conseil de l’Ordre . 200.000 


250.000 

Versement à la Librairie Masson (Annales 
Pharmaceutiques Françaises) . 264.600 


514.600 

1.500 

14.506 

157.388 


liedressement d’écriture 1955 
Moins value du Portefeuille . 
Excédent des Recettes . 


514.600 


1.290.578 




















B. RECETTES. 


a) Recettes courantes : 


Cotisations . 386.906 

Subvention des Membres . 94.152 

Subvention de la Société des Amis de la Faculté. 50.000 

Médailles de l’Académie .;. 230.000 

Revenus . 14.920 


775.978 775.978 

h) Recettes pour Mémoire : 

Don Glioay . 50.000 

Don du Conseil de l’Ordre . 200.000 


250.000 

Abonnements aux Annales Pharmaceutiques 

Françaises .. 264.600 ’ 

514.600 514.600 

1.290.571' 

2") Etude comparative des résultats des exercices 55-56. 

Les dépenses courantes sont sensiblement les mêmes que celles 
de l’année 1955. Le total de l’ensemble des Dépenses passe de 
420.117. à 602.584 par suite d’une dépense exceptionnelle pour la 
frappe, par la Monnaie, des Médailles de l’Académie qui se monte 
à 171.591 fr. On doit noter également dans l’attribution des Prix 
et Médailles une augmentation de 7.636 frs. 

Les Cotisations sont rentrées normalement et les subventions 
volontaires passent de 44.080 à 84.152, soit une augmentation de 
40.000 environ. 

3") Situation financière au 31 décemrre 1956. 


Portefeuille . 691.948 

Banque . 17.901 

Caisse . 13.199 

Chèques Postaux . 140.246 


863.294 

Cotisations perçues d’avance. 4.500 

Abonnement perçu d’avance . 2.520 

7.020 

Actif net . 856.274 

863.294 . 

L’actif net s’élève au 31 Décembre 1956 à .. 856.2/* 

L’an dernier à pareille date notre actif net s’éle¬ 
vait à : 

Disponible . 175.452 

Portefeuille . 632.754 

808.406 698.886 

Augmentation de l'actif .. 15/.3 





























— 67 — 


4°) Mouvement du portefeuille. 

Valeur au Valeur au 
31-12-36 31-12-55 


870 rente 3 % 45 N.. 20.300 18.212 

840 rente 3 % 45 P .. 19.600 17.584 

2.170 rente 3 % Perpétuel N .. 51.738 43.762 

540 rente 3 % perpétuel P . 12.816 10.980 

10.500 rente 3 %, 5 52 . 310.500 299.100 

Bons du Trésor (6 mois) . 218.000 302.400 


691.948 

. Remboursement Bons du Trésor . 225.000 


916.948 

Achat Bons du Trésor. 298.500 


618.448 

Moins value .... 14.506 


632.954 632.954 


5°) Prévisions budgétaires pour l’exercice 1957. 


a) Dépenses prévues : 

Frais de Banque .... 2,500 

Secrétariat . 300.000 

Impression brochu¬ 
res séance annuelle ; 
Correspondance . . . 200.000 

Médailles et prix .... 30.000 

Divers . 30.000 


562.500 


b) Recettes prévues : 

Cotisations . 542.000 

Subventions et dons 

habituels . 50.000 


592.000 


6") Conclusion. 

L’exercice 1956 se solde par un excédent de Recettes de 157.578 
1rs contre 91.421 frs en 1955. Sans augmentation des cotisations 
nous avons réussi à. équilibrer notre budget grâce aux Subven¬ 
tions bénévoles des membres qui, répondant à l’appel du Tréso¬ 
rier et de vos Commissaires aux Comptes, ont augmenté nos ren¬ 
trées de 94.152 frs. 

Ce chiffre est malheureusement encore insuffisant pour 
affronter l’année 1957. Grâce à l’amabilité de notre Secrétaire 
Général, le Doyen Fabre, nous avons pu maintenir nos frais de 
Secrétariat à 235.000 frs. Nous avons prévu pour celle année 
300.000 frs qui est un chiffre encore très modeste. Heureusement 
vous avez décidé l’an dernier de porter à 4.000 frs la cotisation 
pour les Membres Résidants et à 2.000 frs pour les Membres Ho¬ 
noraires et Correspondants. Cette sage mesure nous permettra 
grâce à quelques dons habituels d’équilibrer notre budget prévu 
pour l’année i957 et d’éviter les surprises désagréables. 






















—' 68 — 


Nous remercions vivement les Amis de la Faculté qui ont bien 
voulu doubler cette année leur subvention qui passe maintenant. 
de 25.000 frs à 50.000 frs. 

Nous remercions également le Laboratoire Choày pour son 
prix annuel de 50.000 frs et le Conseil National de l’Ordre pour 
son prix de 200.000 1rs si apprécié. 

L’examen du Mouvement du Portefeuille accuse pour cette 
année une moins value de 14.506 qui correspond à un fléchisse¬ 
ment général des rentes d’Etat. 

Les Dépenses grevées des frais de frappe des médailles pour 
les Membres de l’Académie ont été largement compensées par la 
vente de celles-ci, ce qui justifie l’augmentation des dépenses ex¬ 
ceptionnelles que nous signalons à l’examen comparatif des 
bilans. 

Quoi qu’il en soit, la situation financière de l’Académie est 
bonne, compte tenu de ses faibles ressources. Mais cette situa¬ 
tion ne pourra être maintenue que grâce au dévouement de cha¬ 
cun. 

En terminant je vous demande, Messieurs, de bien vouloir 
approuver les Comptes de l’Exercice 1956, ainsi que les chiffres 
proposés pour l’Exercice 1957, et de vous associer à nous pour 
adresser à notre Trésorier, M. Guerbet, nos chaleureux remer¬ 
ciements et nos cordiales félicitations. 



— 69 — 


PRIX DE L'ACADÉMIE DE PHARMACIE. 


I. — Prix de l’Académie ( Extrait du Règlement). 

Prix des Thèses. — L’Académie décerne à la fin de chaque an¬ 
née, s’il y a lieu, des prix aux auteurs des meilleures thèses sou¬ 
tenues devant la Faculté de Pharmacie de Paris, au cours de 
l’année scolaire qui vient de s’écouler. 

Ces prix sont représentés par trois médailles d’or et trois d’ar¬ 
gent attribuées : 1° une médaille d’or de 300 francs et une mé¬ 
daille d’argent, aux travaux effectués dans le domaine des sciences 
physico-chimiques ; 2° une médaille d’or de 300 francs et une 
médaille d’argent, aux travaux effectués dans le domaine des 
sciences naturelles ; 3" une médaille d’or de 300 francs et une 
médaille d’argent, aux travaux effectués dans le domaine des 
sciences biologiques (Décision de la Société de Pharmacie en date 
du 6 novembre 1935). 

Exceptionnellement, il pourra être accordé dans chaque section 
une seconde médaille d’argent sur la demande de la Commission 
et après un vote de l’Académie dont la majorité devra compren¬ 
dre au moins les deux tiers des membres présents. 

Si l’Académie juge que les travaux soumis à son appréciation 
n’ont pas une valeur suffisante, le nombre des médailles pourra 
être moindre, et les médailles d’or pourront être remplacées par 
des médailles d’argent. 

Nota. — Tout candidat aux prix des thèses doit faire parvenir 
à l’Académie, avant la séance d’octobre (premier mercredi), cinq 
exemplaires de son travail ; il choisit lui-même, en faisant cet 
envoi, la section dans laquelle il désire concourir. 

II. — Prix de Fondation. 

Prix Dubail. — Prix tpiennal de 300 francs, destiné à récom¬ 
penser le meilleur ouvrage imprimé ou manuscrit ayant trait à 
la chimie biologique. Ce prix pourra être décerné en 1959. 

Prix Charles-Leroy. — Prix biennal de 500 francs. Ce prix sera 
accordé à l’auteur du meilleur travail paru dans les deux der¬ 
nières années ayant pour but l’analyse chimique d’une plante 
médicinale ou d’un produit médicamenteux d’origine végétale. 




— 70 — 


avec séparation et caractérisation des principes immédiats que 
renferme cette plante ou ce produit (Décision de la Société, 
séance du 6 juin 1906). Ce prix pourra être décerné en 1957. ' 

Prix Landrin. — Prix triennal de 900 francs, « destiné à ré¬ 
compenser le pharmacien ou l’étudiant en pharmacie français 
qui aura présenté à la Société le meilleur travail de recherches 
sur de nouveaux principes définis tirés des végétaux : acides, 
alcaloïdes, glucosides, etc... » ( Extrait du testament). Ce prix 
pourra être décerné en 1959. 

Prix Pierre-Vigier. — Prix annuel de 500 francs, créé par M"" 
veuve Pierre Vigier. Ce prix sera accordé à l’auteur du meilleur 
travail paru dans les deux dernières années sur la pharmacie 
pratique, et plus spécialement sur la composition ou l’essai des 
médicaments galéniques ( Extrait du testament). Ce prix pourra 
être décerné en 1957. 

Prix Antoine et Félix-Balland (fondé en 1927). — Ce prix bien¬ 
nal est constitué par les arrérages d’un capital de 10.000 francs. 
Il est destiné à récompenser le meilleur travail (ne fût-ce qu’une 
simple note scientifique) ayant fait l’objet d’une présentation à 
la Société de Pharmacie, par un pharmacien militaire jusqu’au 
grade de capitaine inclus, au cours des deux dernières années. Ce 
prix pourra être décerné en 1957. 

Prix de l'Association des Docteurs en Pharmacie. — L’Associa¬ 
tion des Docteurs en Pharmacie met annuellement à la disposi¬ 
tion de la Société de Pharmacie un prix de 5001 francs, qui pourra 
être distribué sous la forme de médaille et sera destiné à récom¬ 
penser le meilleur travail imprimé paru dans l’année, sur un 
sujet intéressant l’Histoire de la Pharmacie. Ce prix, réservé aux 
étudiants en Pharmacie et aux Pharmaciens français, pourra être 
décerné en 1957. 


Prix Prouzergue. Prix annuel de 300 francs, « destiné à 
récompenser le pharmacien, de préférence militaire, ayant pro¬ 
duit dans l’année le meilleur travail scientifique pur, ou la meil¬ 
leure thèse de doctorat en pharmacie » ( Extrait du testament). Ce 
prix pourra être décerné en 1957. 

Prix Chôaij-Champigny. — Prix annuel, d’une valeur variable, 
déterminée chaque année, attribuée par les héritiers de E. Choay, 
à un interne ou un ex-interne en pharmacie des Hôpitaux de 
Paris, digne d’intérêt en raison de sa situation et de la valeur de 
ses travaux scientifiques, travaux portant de préférence sur la 
chimie biologique. Ce prix pourra être décerné en 1057. 




— 71 


Prix Mouneijrat. — Ce prix, de 100.000 francs!, destiné à ré¬ 
compenser l’auteur de travaux de recherches inédits sur la chi¬ 
miothérapie ou la pharmacodynamie, sera décerné en 1957, en 
mémoire du Professeur Agrégé Antoine Mouneyrat. 

Prix de l’Ordre National des Pharmaciens. — Prix d’une va¬ 
leur de 100.000 francs attribués par l’Académie de Pharmacie 
comme suit : 

Années impaires. 

1“ Un prix de 100.000 francs destiné à récompenser un pharma¬ 
cien de nationalité française pour des publications ou travaux 
concernant l’analyse médicale. 

2° Un prix de 100.000 francs destiné à récompenser un phar¬ 
macien de nationalité française pour des travaux intéressant la 
législation, la jurisprudence, la déontologie ou la sociologie phar¬ 
maceutiques, l’Histoire de la Pharmacie, le Codex, ou plus géné¬ 
ralement, tous travaux se rapportant aux attributions de l’Ordre 
National des Pharmaciens. 

Ces prix pourront être décernés en 1957. 

Années paires. 

3° Un prix de 100.000 francs destiné à récompenser un phar¬ 
macien d’officine, de nationalité française, pour ses publications . 
ou ses travaux honorant la profession, ou dont la vie profession¬ 
nelle peut être citée en exemple. 

4° Un prix de 100.000 francs destiné à récompenser un auteur 
ou plusieurs auteurs travaillant en collaboration, de nationalité 
française, pharmacien ou non pharmacien, pour des travaux ori¬ 
ginaux ayant contribué à enrichir la thérapeutique d’un médica¬ 
ment nouveau. 

Ces prix pourront être décernés en 1958. 

L’Académie de Pharmacie se réserve de décerner les prix de 
l’Ordre des Pharmaciens à des personnes n’ayant pas fait acte 
de candidature, mais dont les travaux auront particulièrement 
retenu l’attention de la Commission. 

Les candidats aux prix de fondation doivent faire parvenir 
leurs travaux, en triple exemplaire, à l’Académie, avant la séance 
du mois d’octobre (premier mercredi) de l’année où ces prix sont 
décernés, 





— 72 — 


TABLE DES MATIÈRES. 


Pages, 


Liste des Membres de l’Académie de Pharmacie. '-fc 

Composition du Bureau de la Société depuis 1803 . 13 

Composition du Bureau pour 1957 . 16 

Compte rendu des travaux de l’Académie pendant l’année 1956, -i 

par M. A. Quevauviller, Secrétaire annuel . 1" 

Allocution de M. A. Aubry, Président sortant . 29 

Allocution de M. M. Mascré, Président pour 1956 . 30 

« La vie et l’oeuvre scientifique de J.-E. Léger », par M. R. ■ 
Paris . 40 


Rapports sur les Prix des Thèses présentées à l’Académie de 

Pharmacie . 4/ 

Rapport sur le Prix Dubail . 53 

Rapport sur le Prix Landrin . 35 

Rapport sur le Prix Pierre Vigier . 36 

Rapport sur le Prix de l’Association des 1 Docteurs en Pharmacie. 38 

Rapport sur le Prix Prouzergue. 39 

Rapport sur le Prix ChoAy-Champigny. 0' 

Rapport sur les Prix de l’Ordre National des Pharmaciens .... 02 

Rapport de la Commission des Finances . 05 

Prix de l’Académie de Pharmacie. Règlement . 09 



Imprimerie M. Declume, Lons-le-Saunier. — 209-57-350. 
Mars 1957 «Dépôt légal l or trimestre 1957 — N° 4663 ».